LE
" SCOUT " Un
aéromodèle tout public 
En concevant ce site dont l'objectif est d'initier les lecteurs au modélisme et, plus particulièrement, à l'aéromodélisme, nous vous présentons un modèle de début
avec lequel j'ai débuté. C'est un appareil facile à utiliser, avec un système de commandes et un équipement le plus élémentaire possible, en vue d'un pilotage des plus simples. Ces conditions nous ont amenés a choisir un entraîneur de type "deux axes",
la commande de l'avion est effectuée au moyen de deux servos qui actionnent les gouvernails de direction et de profondeur. Il présente en outre l'avantage de faire voler le modèle avec une radio a ceux canaux seulement, beaucoup plus économique qu'une radio a quatre canaux.
Au fur et à mesure des mises à jour, nous vous expliquerons les diverses techniques de construction
d'aéromodèles. L'une d'elles est la technique "traditionnelle", utilisée depuis plus de cinquante ans, et qui consiste à fabriquer un modèle sur la base d'une structure en bois, sans devoir recourir à des techniques sophistiquées ni à des matériaux plus "modernes", comme le plastique, la fibre ou le
porex. Comme vous le constaterez, on peut réaliser des structures simples, légères, résistantes et faciles à réparer.
Un moteur électrique ?
Voici un peu moins de dix ans, personne n'aurait été initié a l'aéromodélisme avec un aéromodèle à propulsion électrique; cependant, la technique a réalisé de tels progrès que, pour un prix raisonnable, on peut trouver un moteur assez puissant pour faire voler un entraîneur. La propulsion électrique offre deux avantages primo, il n'est pas indispensable d'apprendre à carburer le moteur (pour le faire fonctionner, il suffit d'actionner l'interrupteur correspondant), secundo, étant donné l'absence de carburant, il n'est pas nécessaire d'imperméabiliser le modèle. Les autres avantages de la propulsion électrique sont, d'une part, le faible niveau sonore et, d'autre part, la quasi-impossibilité d'un arrêt de moteur en plein vol, sauf problème de batterie. 
1)
On se prépare à atterrir. Il est conseillé de disposer d'un système
coupe-moteur. 2)
A moins de disposer d'une piste asphaltée, il est conseillé de le lancer
à la main.
Comment se présente le scout?
Le "Scout" est un entraîneur élémentaire. C'est un modèle qui a fait ses preuves (il est commercialisé depuis plus de cinq ans).
Cet élément revêt une certaine importance les modèles peu performants ne restent pas longtemps sur le marché, ce qui n'est pas le cas du nôtre, loin s'en faut ! Comme nous l'avons déjà dit, sa conception est classique. Son fuselage est en bois; ses aies aussi, mais avec une touche de modernité les nervures sont en plastique injecté et non en balsa comme il est d'usage. Les stabilisateurs sont en bois.
Le modèle présente l'aspect type d'un entraîneur c'est une aile haute dont le dièdre est assez prononcé(pour les non initiés, les ailes forment entre elles un certain angle, ce qui favorise la stabilité)il fonctionne en principe avec une radiocommande à deux ou trois canaux (le troisième canal est éventuellement destiné au contrôle du moteur).
Nous avons choisi une propulsion électrique, développée par un moteur "normal" et avec batterie a sept éléments. En théorie, il est possible d'y adapter un moteur a explosion, mais ces modifications ne nous semblent pas à la portée d'un amateur. Il est aussi possible d'y placer des ailerons mais, dans ce cas, il faudrait modifier le dièdre, ce qui est plus compliqué qu'il n'y paraît.
Dimensions
La taille moyenne du "Scout" est idéale pour l'apprentissage avec une envergure d'1,25 mètre et une longueur d'environ 1 mètre, il est suffisamment grand pour éviter des réactions trop brusques, phénomène assez courant cons le cas de plus petits modèles. Il entre toutefois dans le coffre d'une petite voiture. Son poids est d'environ 1400 grammes, ce qui, pour une surface alaire de quelque 25 dm2, donne une charge alaire proche de 55
gr/dm². Comme vous pouvez le constater sur les photos, les proportions nu modèle sont des pros conventionnelles (elles ont fait leurs preuves).
Construction
Une fois la construction de l'avion terminé, vous devrez vous munir de l'installation moteur (chargeur, moteur, batterie et hélice) et de la radiocommande. Il va sans dire que ces équipements sont indispensables pour faire voler votre avion. Vous trouverez dans la boîte, un plan, aux dimensions réelles, qui vous permettra non seulement de construire le modèle mais aussi de le réparer en cas d' "accident". La réparation est d'autant plus aisée qu'on connaît avec exactitude les pièces du modèle.
Comme notre modèle est ce conception traditionnelle, il comporte un pourcentage élevé de pièces en bois. La finition des pièces est bonne et les bords d'attaque et de fuite des ailes ont leur forme définitive, ce qui nous évitera de devoir les poncer, opération souvent difficile pour les débutants.
Vous trouverez tous les éléments nécessaires dans la boîte pour terminer le modèle, à savoir la timonerie pour la gouverne, les accessoires on pastique, les élastiques pour fixer les ailes, le carénage, les roues, le revêtement, les autocollants décoratifs, etc. Comme nous l'avons déjà mentionné, ni l'équipement moteur ni la radiocommande ne sont inclus bien évidemment.
Nous commencerons par la même recommandation pour chaque modèle analysé et décrit sur ce site, avant de le construire, étudiez attentivement les instructions et le plan fournis par le fabricant. Mais parfois (pour ce modèle ou pour d'autres), la meilleure façon de procéder n'est pas celle à laquelle on pense au premier abord et il n'y a rien de plus agaçant que de devoir démonter partiellement le modèle pour ajouter une pièce oubliée. Le coup classique consiste à assembler un fuselage en omettant de monter l'une des pièces de commandes de la queue à l'intérieur du fuselage avant de fixer les transmissions de commandes. Dans le cas du "Scout", l'ordre de montage est le suivant le fuselage, les ailes et, finalement, les stabilisateurs.
1)
Train d'atterrissage à tige en acier. Ne pas oublier les rondelles
servant à fixer les roues.
2)
Patin de queue fortement recommandé.
Fuselage
Le fuselage est de type "caisson"; il est en bois. Sa section est carrée et sa forme est déterminée par une série de cloisons qui séparent les flancs.
Ceux du Scout comportent des fraisages intérieurs qui indiquent avec précision la position des cloisons et empêchent toute torsion du fuselage. On commencera par installer les renforts des flancs, puis les cloisons et, ensuite, le "toit" où viendra se loger la batterie. Nous vous conseillons un adhésif de type cellulosique. On poursuit le montage en fixant le train d'atterrissage, avant de fermer la partie inférieure du fuselage.
On ferme ensuite les parties supérieures et inférieures à l'aide de balsa (les morceaux sont prédécoupés) et l'on place l'étui de la radio. C'est le moment d'installer provisoirement les
servos. Il ne restera plus alors qu'à placer les chevilles on bois de hêtre (six au total) qui serviront a fixer la batterie, les ailes et le moteur, que l'on attachera à l'aide d'élastiques. Ce système de fixation du moteur donne de très bons résultats et permet une certaine flexibilité en cas de choc. Il ne reste plus qu'à construire le couvercle de la partie avant, où nous logerons la batterie de la radio et l'interrupteur du moteur.
Ailes
Les ailes du Scout sont montées séparément; elles seront unies ultérieurement. Leur structure est en forme de "D" : les nervures (en plastique) sont reliées entre elles par le biais de deux longerons (les bords d'attaque et de fuite). Deux revêtements en balsa, depuis le bord d'attaque jusqu'aux longerons centraux, sont unis au moyen de pièces en bois. La structure tubulaire qui en résulte est très rigide; elle résiste plus qu'il n'est nécessaire aux contraintes de vol. Les nervures on plastique doivent être collées au moyen de cyanoacrylate; les nervures centrales présentent des perforations permettant le passage de pièces de contreplaqué dont la fonction est de relier les deux ailes. Les nervures centrales sont recouvertes d'un revêtement de balsa. Le profil de l'aile est un Clark "Y" classique, plat on sa partie inférieure; son efficacité est reconnue depuis de nombreuses années.
Stabilisateurs
Dans le cas de ce modèle, les stabilisateurs, formés de petites lattes de balsa . pour gagner on légèretés sont réalisés directement sur le plan. Ne les recouvrez pas maintenant; n'installez pas non plus les charnières.
Finition du modèle
La manière la plus simple de parachever un modèle électrique de ce genre (et d'en limiter le poids) est d'en recouvrir les surfaces au moyen de thermoadhésif de type Oracover ou similaire. Recouvrez d'abord les stabilisateurs, puis collez les au fuselage. Fixez ensuite les charnières à l'aide de cyanoacrylate.
Après avoir recouvert le modèle (il est inutile de le vernir puisqu'il est électrique et ne nécessite dès lors pas de carburant), installez le moteur muni de ses élastiques ainsi que la batterie dans leur logement. Placez les roues, l'hélice, le cône et le carénage du moteur, que vous peindrez selon vos goûts. Installez la commande radio on essayant d'en placer les composants de telle façon que le centre de gravite corresponde aux instructions du plan. Vous pouvez utiliser un moteur de type Mabuchi 550 ou similaire (nous avons choisi un Speed 600). L'hélice doit être une 8x4 ou similaire. Dans le cas d'une batterie à sept éléments, un chargeur simple est suffisant pour autant qu'il soit capable ce fournir une charge de 3-4 ampères.
Espace
plus que suffisant pour installer la radio. L'interrupteur d'allumage du
moteur est sous le capot, fixé par une seule vis.
Installation de la radio
Différentes installations sont envisageables Dans le cas de la plus simple, on recourt à deux servos (sans contrôle du moteur : à éviter !); ce contrôle peut être effectué par le biais d'un interrupteur manuel électronique ou d'un variateur de vitesse, qui est peut-être à exclure, vu son coût excessif par rapport à celui de l'ensemble. Les courses des servos suivent le mode d'emploi assez classique du modèle. Les transmissions ont été réalisées selon la méthode traditionnelle (tiges de balsa filetées en leur extrémité). L'espace est plus que suffisant à l'intérieur du Scout pour pouvoir utiliser des servos de dimensions courantes.
Vol d'essai
Le "Scout" est un modèle à charge alaire moyenne, il est donc impossible d'en vérifier le centrage on le lançant à la main afin d'en observer le vol plane, ce qui se pratique dans le cas des planeurs. Nous nous rendons sur le terrain avec un équipement moins volumineux que d'habitude l'avion, l'émetteur, la batterie de rechange et le chargeur.
L'un des avantages des modèles électriques est leur mise on marche immédiate; de plus, les problèmes de carburation sont inexistants. Une hélice de huit pouces de diamètre et de quatre de pas confère au modèle un excellent rapport poids/puissance il peut gagner rapidement de l'altitude. L'usage d'une batterie à six éléments implique une puissance et une vitesse inférieures; l'avion éprouve plus de difficultés à s'élever dans les airs, ce qui est peut-être préférable lorsqu'il est manipulé par un débutant.
Nous n'avons pas tente l'expérience avec un variateur électronique qui contrôle le moteur, mais il est probable qu'à mi puissance, l'avion maintienne son altitude. Le Scout est stable et vole a une vitesse appréciable; il n'est pas très sensible au vent. Le vol normal ne pose aucun problème; des loopings peuvent être réalisés sans difficulté. Un pilote expérimenté est capable de faire réaliser des tonneaux à son avion; néanmoins, ce n'est pas le modèle idéal pour effectuer des acrobaties.
L'atterrissage ne présente pas de difficultés particulières. A défaut d'un système coupe-moteur, il faudra atterrir alors que l'hélice est encore on mouvement; la vitesse de vol sera donc supérieure à celle d'un atterrissage normal. L'autonomie des batteries (avec l'hélice et le moteur tels que décrits et sans variateur de vitesse) est de quelque cinq minutes, ce qui est plus que
suffisant. 
Les
ailes ainsi que la batterie sont fixées à l'aide de chevilles en bois
dur.
Résumé
Le "Scout" est un modèle de construction classique. Il permettra aux débutants de se familiariser avec ce type de montage. L'appareil est simple et résistant. Il offre en outre de bonnes qualités de vol. Nous considérons que c'est
l'aéromodèle idéal pour apprendre à voler, rapidement et à peu de frais. Détail important nous recommandons au modéliste, lorsqu'il abordera l'installation de l'équipement radio, d'ajouter un système d'allumage et d'arrêt du moteur, qui augmentera la durée du vol et facilitera les atterrissages. |