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MAGAZINE, LES COURS D'AEROMODELISME > MATERIEL : n°24

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LES ACCESSOIRES PROPRES A LA RADIOCOMMANDE

 

 

A gauche, servo de grande puissance avec son bras (en bas), utilisé sur des voiliers moyens.

 

Jusqu'à présent, nous avons, dans les articles les plus "techniques" de ce site, analysé les composants "de base" d'un équipement radio (émetteurs, récepteurs et servos). Nous rencontrerons toutefois, au fur et à mesure que nous étudierons "plus en profondeur" certaines branches du modélisme, une série d'appareils ou de perfectionnements auxquels les équipements "standard" ne nous ont pas habitués. Nous allons, cette semaine, vous en présenter quelques-uns (la liste est bien plus longue, mais l'espace nous manque pour tous pouvoir les mentionner). Certains de ces appareils sont purement "mécaniques" (par exemple, un train d'atterrissage rentrant) et d'autre, électroniques (comme un détecteur de thermiques), le tout formant un ensemble des plus variés.


 

1) Une alternative au servo précédent consiste à utiliser un servo-treuil de dimension moyenne avec système d'alimentation indépendant.

2) Train rentrant sur l'aile d'un acrobatique.


Trains rentrants
Les trains d'atterrissage rentrants s'utilisent depuis plus de 20-25 ans en modélisme. Ils visent à imiter les avions grandeur nature, avec plus ou moins de bonheur. Les trains rentrants obéissent à plusieurs objectifs. Le premier - le plus évident - est donc de donner à la maquette l'aspect du véritable avion: rien de plus étrange que de voir évoluer un chasseur de la Seconde Guerre mondiale (Spitfire, Messerschmitt, etc.) avec le train sorti... Le second objectif est plus subtil: il s'agit d'éviter les résistances aérodynamiques produites par le train d'atterrissage; pendant de nombreuses années, presque tous les acrobatiques de compétition ont été équipés de trains rentrants, tout comme certains appareils de course de "pylône" FAI.
Il n'est pas simple de construire un bon train rentrant, car une série de conditions doivent être remplies. Il doit, en premier lieu, être fiable, c'est-à-dire fonctionner correctement sans se coincer ou sortir une roue en plein vol, après quelques cycles. Il doit également être robuste afin de pouvoir supporter sans dommages les chocs auxquels sont soumises les roues lors du décollage et de l'atterrissage, surtout si la piste n'est pas des meilleures. Le système doit être simple, occuper peu de place (l'épaisseur des ailes est limitée) et, dans la mesure du possible, ne pas alourdir l'appareil.
De nombreux trains rentrants sont apparus sur le marché au fil des ans, mais, en fin de compte, seules deux catégories ont tenu le coup: les "pneumatiques" (mus par air ou gaz sous pression) et les "mécaniques", mus par un servo de l'équipement radio ou, dans certains cas particuliers, par un moteur électrique. Les pneumatiques (en particulier le "Rom-air") sont fort appréciés par les amateurs de voltige. Ils fonctionnent par injection d'un gaz sous pression (fréon ou air) dans de petits pistons situés à la base des roues, au moyen d'un robinet d'arrêt actionné par un servo. L'air arrive aux pistons par des tuyaux en plastique de faible section. Malgré leur fiabilité, ils présentent divers inconvénients: leur prix élevé, le fait de devoir disposer d'un réservoir de fréon ou de devoir envoyer de l'air au réservoir par le biais d'une pompe et de, plus, ils ne sont pas des plus appropriés pour les maquettes d'un certain niveau car, à moins d'utiliser un système spécial ("retardateur"), les roues entrent ou sortent à des vitesses vertigineuses et donc, fort peu réalistes.

 

 

1) Train rentrant miniature de Robart, mû mécaniquement.

2) Accessoires en plastique permettant de transformer l'aspect d'un train d'atterrissage du type "tringle".


Les trains mécaniques sont apparemment plus simples : chaque roue comporte une espèce de pêne ou de glissière poussée par un servo. En fin de parcours, des "fermetures" bloquent la patte du train en position ouverte ou fermée, évitant que les contraintes ou les cahots ne soient transmis aux engrenages du servo. Il existe de nombreux modèles, qui se différencient, notamment, par leurs dimensions: certains sont destinés aux modèles de petit format et d'autres sont de véritables "monstres", capables de supporter des avions à échelle 1/4. En Angleterre, on en fabrique un spécial pour maquettes dont les pattes sont mues par un moteur électrique, doté d'une batterie propre, qui actionne une espèce de vis. Il est cher, mais permet de modifier les débattements de chaque roue, ce qui est fort utile pour certaines maquettes dont la roue ne doit pas pivoter à 90° exactement. Signalons que certaines radios modernes haut de gamme comportent un dispositif permettant de régler la vitesse à laquelle le train sort (entre 1 et 3-5 secondes), ce qui augmente encore l'impression de réalisme.
Quels sont les avantages des trains mécaniques ? En premier lieu, ils sont (à de rares exceptions près) beaucoup moins chers que les pneumatiques; ils sont légers et, une fois correctement installés, ne posent aucun problème. Ils présentent toutefois quelques inconvénients. ils sont difficiles à régler, requièrent en général un servo de grande puissance (il existe des modèles de servo spéciaux pour train rentrant, de grande puissance et de faible vitesse) et, de plus, si le train coince à mi-parcours, l'énergie consommée par son servo peut, en quelques minutes, priver de courant le reste de l'équipement.


 
1) Train rentrant pneumatique, avec ses cylindres (éléments de couleur aluminium).

2) Le gyroscope mécanique est l'accessoire le plus utilisé sur un hélicoptère.


Gyroscopes
Bien que nous allons consacré un article à ces dispositifs, nous nous devons de les mentionner; ce sont des systèmes électroniques d"'amortissement" d'une fonction: le rotor de queue d'un hélicoptère ou la commande de profondeur d'un planeur thermique de grand format et de poids important. Pour ce qui est de son usage le plus fréquent (les hélicoptères), son emploi est pratiquement indispensable, car il accélère le processus d'apprentissage et diminue indiscutablement le nombre de crashs.


 

A gauche, train rentrant mécanique. A droite, le servo spécial correspondant, au profil bas.

 

"Duplicateurs" de batterie
Ces appareils sont d'usage courant, surtout en Allemagne, aux États-Unis et en Angleterre.
Comme nous l'avons signalé dans un article précédent, les batteries rechargeables sont (dans une certaine mesure, bien sûr) souvent responsables des pannes d'équipement radio; certains prétendent que les 3/4 des pannes sont imputables à la batterie. Il est effectivement difficile de contrôler la batterie du récepteur dans son environnement, c'est à dire quand le modèle est en vol; les vérificateurs de voltage, même ceux qui incorporent une "charge", ont leurs limites. Quand le modèle en question est un entraîneur ou un simple planeur, peu compliqué et pas trop cher, le risque est acceptable; mais quand il s'agit d'une maquette d'un certain niveau, d'un aéromodèle à échelle 1/4 ou d'un hélicoptère qui vaut plus de 4000 FF, il en va tout autrement. Les "duplicateurs" ("battery-backers" en anglais) sont de simples dispositifs auxquels sont connectées deux batteries. celle que l'on utilise d'habitude sur le modèle et l'autre, en général de moindre capacité, que l'on garde en réserve. Le duplicateur vérifie à tout moment l'état de la batterie principale; si celle-ci tombe en panne (perte de voltage) ou se trouve déchargée, la batterie de réserve se met automatiquement en marche et prend le relais; en général, une LED (diode lumineuse), visible de l'extérieur, nous avertit que la batterie de réserve a pris la relève. Seul inconvénient: le modèle doit embarquer une batterie supplémentaire, mais, à partir d'une certaine taille, ce détail importe peu.

 

 

Ancien servo Futaba à couple élevé, avec bras spécial pour déplacer les voiles (métallique et très long).

 

Détecteurs de thermiques
Le vol "de plaine" (aux thermiques) est fondé sur la recherche et l'exploitation des thermiques. La technique de vol des planeurs consiste, dans une large mesure, à reconnaître les réactions de notre modèle quand il rencontre une ascendance; l'apprentissage de cette technique est, selon nous, un des aspects les plus amusants et les plus gratifiants de cette discipline. Certains, cependant, veulent pouvoir disposer d'une certaine "aide" - tel est le cas de nombreux mordus de compétition (il faut mettre toutes les chances de son côté...) - dans une situation bien particulière: les réactions d'un planeur volant à haute altitude sont difficiles à observer. C'est pour ces conditions de vol que les "détecteurs de thermiques" ont été inventés: ce sont de petits appareils qui ne détectent pas la thermique, mais bien ses effets (le changement d'altitude de l'appareil). Personnellement, je connais deux modèles différents: l'un consiste en une "boîte noire" que l'on place sur le modèle et qui transmet un signal radio à un récepteur; le pilote le reçoit via l'écouteur qu'il porte à l'oreille. Quand le modèle s'élève (il est en thermique), le signal augmente de fréquence, et inversement; le pilote sait alors qu'il se trouve à l'endroit approprié, et doit essayer de tirer parti de l'ascendance. L'autre modèle est de fabrication anglaise; il s'agit d'un appareil électronique que l'on intercale entre le récepteur et le servo de direction. Lorsqu'il détecte l'ascension du modèle, il envoie un signal au servo de direction et l'appareil vire dans une direction; en cas de perte d'altitude, il vire dans l'autre direction. Il convient, dans ce dernier cas, de disposer d'un canal secondaire qui puisse déconnecter le détecteur lors de certaines phases du vol; dans le cas contraire, le modèle virerait contre notre gré lors des phases de remorquage à l'élastique ou au treuil, ou encore en phase d'atterrissage, ce qui serait catastrophique. Les opinions divergent quant à l'utilité de ces détecteurs; selon nous, leur utilisation devrait se limiter au vol de loisir et être interdite en compétitions, ces dernières ayant précisément pour but de juger de la capacité du pilote à découvrir et à exploiter les ascendances.


 

A gauche, servo spécial pour train rentrant à profil bas (60% de ce que mesure celui de droite).

 

Servos-treuils
Les servos-treuils ne sont en fait que des servos très spécialisés. On les utilise pour
manoeuvrer les voiles des grandes embarcations, quand la force appliquée par le vent est supérieure à la puissance (couple) des servos habituels.
Contrairement à ces derniers, dont le déplacement angulaire d'environ 90-100° limite clairement la longueur du cordage que l'on peut ramener ou larguer, les servos-treuils disposent d'un tambour qui peut effectuer entre trois et cinq tours complets d'une extrémité à l'autre du stick; on peut donc replier ou larguer quelque 30 cm de cordage; de plus, comme le diamètre du tambour est relativement petit, la capacité de traction est très élevée; par contre, la vitesse des treuils est inférieure à celle d'un servo (parfois 2-3 secondes pour un déplacement complet). La consommation de certains treuils plus puissants est en général très élevée, ce qui explique qu'ils disposent d'une alimentation propre. Les problèmes de poids étant inexistants, on utilise des paquets de cinq batteries de 1,2-1,7 Ah, ce qui nous garantit une autonomie de plusieurs heures, sans le moindre problème. Certains modèles disposent d'un réglage de débattement; cette opération consiste à faire
exécuter au treuil un déplacement correspondant au débattement souhaité; il s'obtient par le serrage d'une vis de réglage. Bien entendu, les servos-treuil sont dépourvus de réglage de neutre.

 

 

Les mêmes que sur les photos précédentes mais installés. Une fois peints, ils confèrent une apparence réaliste à notre maquette.

 

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