Aeromodelisme.orG : le portail Généraliste de l'Aéromodélisme !
Accueil du site de l'aéromodélisme : Aeromodelisme.orGDécouvrir l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGMagazine de l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGLes simulateurs d'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGCommuniquer et services ( aéromodélisme et modélisme) avec Aeromodelisme.orG

Magazine avec Aeromodelisme.orG !

Aeromodelisme.orG : Accueil > Magazine de l'aéromodélisme

18 Connectés

MAGAZINE

Page principale
...
...

MATERIEL ...

MODELES R.C

Les tests
...
...
...

COURS AEROMODELISME

COMMUNIQUER

 AEROMODELISME.ORG

 PARTENAIRES

MAGAZINE, MODELES R.C. > LES TESTS : n°2

Imprimer l'article

" PRISMA " de ROBBE
Pour amateurs pressés

 

 

Impressionnante image du Prisma négociant un virage à faible altitude.

 

Le "Prisma" est un planeur à deux axes (sans ailerons) de 2,50 mètres d'envergure. Il se prête au vol thermique -remorquage par élastique (ou treuil de faible puissance) -ou bien, autre alternative, à la motorisation électrique. Pour un vol tranquille, le fabricant recommande un équipement électronique composé d'un moteur de type "540" de faible puissance, avec réducteur et hélice repliable, et alimenté par une batterie à sept éléments.

Caractéristiques
C'est un modèle très classique dont les ailes à double dièdre sont en bois recouvert de thermorétractile; sa surface est d'environ 54 dm². . Le profil choisi est celui d'un Selig S3021, bien connu des amateurs de planeurs: un plan convexe relativement fin (9%), qui lui permet d'atteindre des vitesses de vol plané tout a fait appréciables. Le profil s'en sort bien avec des charges alaires faibles, comme c'est le cas du "Prisma". Le stabilisateur est du type oscillant et à une surface d'environ 6,5 dm², suffisante pour une parfaite stabilité.

Contenu de la boîte
Vous trouverez dans la boite un beau fuselage en fibre de verre aux parois fines avec finition parfaite en "gel-coat" blanc; la partie fixe du gouvernail de direction est incluse. Le fuselage comporte de petites dépressions, qui correspondent aux endroits où devront être placés les baïonnettes de l'aile et le stabilisateur. Il s'agit, en résumé, d'un fuselage magnifique.
Des sachets de plastique protègent les ailes; elles se présentent sous la forme de quatre demi ailes à structure en bois et en forme de 'D"; le premier tiers avant est en contreplaqué. Leur finition est parfaite; elles sont recouvertes d'un thermorétractile semblable au Monokote nais plus épais, décoration incluse.
La gaine où sera glissée la baïonnette centrale de jonction est déjà fixée sur les demi-ailes centrales. Le poids total des quatre demi-ailes est de 550 grammes.
Les empennages mobiles de la queue (les deux moitiés du stabilisateur et la partie mobile de la dérive) sont en bois de balsa profilé et recouvert de thermorétractile. Le stabilisateur présente des perforations circulaires destinées à diminuer le poids.
La boite contient également des instructions très détaillées, en plusieurs langues, pour chacune des deux versions du modèle
(avec ou sans moteur électrique), de même que la cabine et le matériel nécessaire à l'installation de la radio. Il ne manquera, pour terminer le modèle, que la radio et un peu de colle.
Robbe recommande un moteur "Planet 500" c'est un Mabuchi 540 sans roulements, avec un bobinage spécifique pour sept éléments, couplé à un réducteur par engrenages planétaires, tort compact, qui permet une réduction 3,7 : 1. Selon le fabricant, avec les sept éléments recommandés, il actionne une hélice repliable de 30 cm de diamètre et de 15 cm de pas (12,5 X 6,5 pouces) à environ 5600 tours/minutes, avec une consommation statique de 14 ampères. Grâce à cela, son autonomie est d'environ 6-7 minutes.

 

 

1) La version à moteur électrique est équipée d'une hélice pliable (moins résistante à l'air).

2) Bel atterrissage concluant un vol de plus de vingt minutes.


Construction
Le montage des ailes prend quelque 30 minutes. On découpe à l'aide d'une lame de rasoir les restes de thermorétractile débordant, le cas échéant, de l'extrémité des demi ailes et on les colle avec de l'epoxi en donnant le dièdre adéquat, comme indique dans les instructions. Quand la colle sera sèche, on recouvrira la jonction avec du ruban adhésif d'un cm de large, fourni avec l'équipement.
En ce qui concerne le fuselage, la première étape consiste à installer la baïonnette centrale, en acier de 6 mm. La jonction se fait avec de l'epoxi lent (Araldit 24 heures), après avoir poncé la baïonnette afin d'en améliorer l'adhérence. Vous trouverez dans les instructions des explications claires quant à la façon de présenter les demi-ailes pour que l'ajustage soit parfait; en réalité, comme on peut le constater sur les photos, la jonction des ailes et du fuselage se remarque à peine. Après avoir collé la baïonnette centrale, il faut placer, sur les ailes, deux cordes à piano de 2 mm afin de fixer l'incidence correcte. Cette opération doit être menée avec soin car une incidence inégale ne permettrait pas une bonne stabilité de vol. La cabine, en plastique transparent, est fixée avec deux vis, ce qui permet un montage et un démontage rapides. 

Stabilisateurs
Il faut commencer par placer l'équerre de commande et son support sur la partie arrière du fuselage. Le logement de l'axe est indiqué sur le "gel-coat", ce qui simplifie la tâche. On colle l'équerre avec de l'Araldit lent, après avoir vérifié que l'axe est bien perpendiculaire. Il est important que les instructions du fabricant et l'ordre de montage soient bien suivis, au risque d'être confronté à de sérieuses difficultés au moment de la mise en place de la transmission sur l'équerre ou lors de la soudure du raccord à la tringle.
C'est à ce stade du montage que nous devons décider si nous optons ou non pour le moteur électrique; en effet, la transmission de commande doit être coupée à mesure. La transmission de la dérive doit aussi être installée à ce moment précis, avant de fermer la partie arrière du fuselage par sa pièce de balsa correspondante, ainsi que le tube en plastique où se glissera l'antenne du récepteur; il serait criminel, dans le cas d'un modèle aussi stylisé que celui-ci, de la laisser a l'extérieur.

 

 

Quelques instants avant l'atterrissage. Observez l'hélice complètement pliée.


Montage de l'équipement radio et du moteur électrique
Si vous optez pour la version planeur pur il ne vous reste plus qu'à installer le crochet de remorque et l'équipement radio (deux servos de dimensions normales y entrent sans problème) dans le caisson prévu. Il faudra placer quelque 200-250 grammes de plomb pour l'équilibrage.
La version "électrique" est différente. Vous découperez le nez du fuselage à l'aide du patron fourni (un cône en plastique) et vous fabriquerez l'embase du moteur avec du contreplaqué, conformément au schéma accompagnant les instructions. En ce qui me concerne, j'ai utilisé du contreplaqué de 3 mm, et non de 2 mm comme indiqué dans les instructions; à chacun ses goûts.
On détermine l'incidence du moteur au moyen d'une pièce en balsa de 10 mm, que l'on place sous le moteur. La cloison du moteur élément -essentiel pour une bonne qualité de vol- doit être fixée à celui ci à l'aide des vis correspondantes; une fois sec, l'ensemble est installé dans le fuselage avec la cale d'incidence, que nous pouvons d'ailleurs déjà coller à sa place avec du cyanoacrylate. Ensuite, on fixe la cloison au fuselage avec quelques gouttes de cyanoacrylate, on enlève délicatement le moteur et on la colle des deux côtés avec de I'Araldit lent.
Dans la version électrique, l'espace réservé à la radio est plus réduit (afin de laisser de la place pour le moteur et la batterie); c'est pourquoi il faut utiliser des "mini" servos, en l'occurrence deux JR3341. On installe l'équipement dans un caisson de contreplaqué et on le place sous la baïonnette principale, maintenu, d'une part, par un liteau en bois rainuré et, d'autre part, du côté du nez, par une vis en plastique. Le récepteur (si possible de petit format, le nôtre est un Futaba RF115) se place derrière les servos; le remplacement du cristal de quartz est donc quelque peu compliqué; le fait que la partie la plus large du fuselage mesure 60 mm rend celui-ci très aérodynamique, ce qui présente toutefois un inconvénient. Procéder à l'accrochage et au réglage des tringles aux servos sur un fuselage aussi étroit constitue une opération difficile, bien que réalisable.

 

 

1) Passage à basse altitude pour le plaisir du photographe.

2) Accès à la radio : laborieux mais pas impossible.


Montage final
En dépit de ce qui précède, le montage est assez rapide, le séchage de l'Araldit constituant le seul véritable frein, Il ne vous reste plus, après avoir installé l'équipement radio et le moteur, qu'à placer l'interrupteur électronique (nous utiliserons celui qui est recommandé, un RSC 225 de Robbe, petit et bon marché) et la batterie. Nous réalisons alors que l'endroit était étroit et que la batterie ne pouvait y entrer dans sa configuration normale. C'est pourquoi nous avons eu recours au "pliage" des sept éléments (voir photo); en plaçant l'interrupteur juste devant les servos, tout pouvait entrer.
On fixe les ailes et les stabilisateurs avec des vis Allen qui sont déjà en place. On a pu équilibrer correctement le modèle en mettant 20 grammes de plomb dans le nez; cela prouve que le modèle est bien fait et/ou que les éléments qui le composent sont bien disposés.
Le poids total est de 1900 grammes, ce qui donne une charge alaire de 36 gr/dm2, tout à fait appropriée au style de vol de ce modèle.

 

 

La motorisation électrique nous permet diverses ascensions lors d'un même vol, à la recherche de thermiques.


Vol d'essai
Après avoir, piloté des hélicoptères, il me fut agréable de pouvoir me rendre sur le terrain avec, pour tout équipement, le modèle et la valise de l'émetteur (elle renferme notre chargeur Apeltron, une batterie et les indispensables clés Allen), sans aucune corvée de nettoyage en vue. C'était une magnifique journée ensoleillée.
Nous avons, pour commencer, réalisé un vol plané à titre d'essai. Nous ne savions pas si l'incidence du stabilisateur serait correcte (rappelez-vous qu'il est du type mobile). Nos craintes étaient toutefois sans fondements. Le modèle plana sur quelque 40-50 mètres. Une fois rassurés, nous avons allumé le moteur pour vérifier s'il tournait bien (5550 t/min) et nous avons lancé l'avion. Le "Prisma' s'éleva droit comme une chandelle, mais avec un rythme d'ascension assez lent. Cependant, deux minutes plus tard, nous avions atteint une hauteur suffisante pour pouvoir aller a la recherche des thermiques.
Nous, les pilotes d'hélicoptères, n'avons pas souvent recours à cette méthode pour gagner de l'altitude (il est rare qu'un hélicoptère vole réellement en profitant des thermiques) mais, dans le cas du "Prisma", le plus borné d'entre nous, remarquerait les ascendances : le modèle s'agite et prend visiblement de l'altitude. Une fois en vol thermique, il s'y maintient en effectuant des cercles aussi étroits - ou presque- que nous le souhaitons, aidés par la gouverne de profondeur. Le décrochage est quasiment inexistant, le nez s'abaisse, et il récupère immédiatement de la vitesse. Le modèle est capable de voler très lentement; cependant, en compensant la profondeur, il pénètre très bien le vent, ce que l'on est en droit d'attendre d'un profil Selig 3021. Le modèle est facile à piloter; je suis parvenu à le faire voler plus de trente minutes dès le premier jour et sans épuiser les batteries. Tant qu'a faire, nous pourrions installer des aérofreins afin de simplifier l'atterrissage (comme vous le savez, dans le cas des hélicoptères, on stoppe d'abord le modèle et on le pose ensuite, juste le contraire des avions). Nous aurions dû, lors de ces premiers essais, réaliser au moins deux tentatives d'atterrissage par vol car ce modèle plane merveilleusement bien.

Conclusions
Le Prisma est un modèle dont les lignes sont belles et la construction facile. Equipé d'un moteur électrique, il peut profiter du vol thermique. Son vol ne présente aucune difficulté et semble assimiler la recherche des thermiques à un jeu d'enfant. L'équipement n'est pas bon marché mais, compte tenu de sa qualité, du réglage de ses composants et du peu de temps nécessaire à son montage, l'argent dépensé en vaut la peine.
Il ne lui manque réellement que les aérofreins de même qu'un moteur un peu plus puissant; ce dernier élément est à votre portée. En effet, un moteur de "buggy" permettrait d'obtenir 6700 t/min à l'hélice et une capacité d'ascension presque trois fois supérieure, le seul inconvénient étant une autonomie plus limitée environ trois minutes.


 

1) L'incidence des ailes est réglée de manière précise grâce à une petite cheville.

2) Paquet de batteries à sept éléments en configuration particulière.


Résumé
Le "Prisma" est un planeur simple en apparence il n'a pas d'ailerons et aucun matériau sophistiqué n'a été choisi pour ses ailes. Une observation attentive vous permettra toutefois de constater que l'étroit fuselage est en fibre et que le profil alaire correspond à un choix judicieux. Quelques heures suffisent à son montage, que vous réaliserez facilement, proprement et sans produire de sciures. Son équilibrage est correct. La version "moteur électrique", que nous avons testée, rend le vol en courants ascendants simple. Le moteur recommandé suffit; si vous souhaitez une plus grande vitesse d'ascension, il peut toutefois être remplacé par un moteur plus puissant
mais les batteries durent moins longtemps.
L'atterrissage constitue le seul problème posé par le "Prisma"(nous avons eu du mal à le faire atterrir sur le terrain); en outre, il était parfois difficile de le faire sortir d'une thermique.

 

PARTENAIRES

Accueil - Découvrir - Magazine - Simulateurs - Communiquer  /  Aide et infos - Annonceurs pub. - Contact

- Copyright © 2008 Aeromodelisme.orG - Tous droits réservés - Conception et réalisation : Pascal Pérès