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MAGAZINE, MODELES R.C. > LES TESTS : n°4

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" MOSKITO BASIC "
L'Hélicoptère idéal pour s'initier aux modèles à rotor

 

 

Le vol stationnaire du " Moskito Basic " convient particulièrement bien au débutant.

 

Nous savons, depuis de nombreuses années déjà, que les hélicoptères sont des modèles particulièrement coûteux, complexes et difficiles à régler. Avec le 'Moskito Basic', la maison allemande Robbe a démontré que l'on pouvait fabriquer un hélicoptère très pratique, aux excellentes qualités de vol, pour le même prix qu'un avion.
Le ''Moskito", dont il existe de nombreuses variantes, est un hélicoptère présent sur le marché depuis de nombreuses années déjà. De par ses qualités de vol, sa longévité et son endurance, il est très populaire en Europe.
Il existe différents "Moskito" : le "Basic", le "Standard", le "Sport", l"Expert" et le "XXL". Ils sont similaires; de fait, il est possible de transformer un modèle élémentaire en un autre, plus sophistiqué. Hormis le "Basic", plus petit, les autres se différencient par leurs pièces en métal (et non en pastique), par un nombre plus ou moins élevé de roulements et par l'un ou l'autre détail supplémentaire.

Le Moskito Basic
Nous avons décidé de vous présenter le modèle le plus simple de la série comme premier hélicoptère. C'est aussi le moins cher; on peut le trouver dans les magasins pour environ 1800 FF. Les différences les plus marquées par rapport à ses "grands frères" sont les suivantes : le diamètre du rotor est plus petit (1,04 contre 1,20 mètre) et la poutre de queue, moins longue. De plus, un certain nombre de roulements à billes ont été remplacés par des douilles en bronze, surtout dans le système de gouverne, et l'autorotation n'a pas été incluse.
Tout comme pour la plupart des modèles de ce type, les composants sont répartis dans des sachets en plastique fermés et numérotés. L'ordre de montage correspond à ces numéros (on ouvrira tout d'abord le n°l, et ainsi de suite). Il ne manque pas une seule rondelle à notre Moskito. Le manuel d'instructions comporte de nombreux diagrammes explicatifs, très clairs, qui facilitent le montage. Aucune phase de celui-ci ne présente de sérieuses difficultés ; nul besoin non plus d'un outillage complexe.

Accessoires nécessaires
Que nous manque-t-il pour compléter le Moskito Basic ?
Nous avons besoin d'un moteur à explosion entre 5 et 8 cc; un 5 cc suffira probablement pour un débutant mais si nous installons directement un "40" (6,5 CC), nous pourrons, plus tard, réaliser quelques acrobaties. Il nous faut également une radio pour hélicoptère, de préférence à cinq canaux et cinq servos, un gyroscope simple, et un système d'échappement pour le moteur, qui peut d'ailleurs, comme celui que nous avons utilisé, être du type "avion". Décrivons maintenant certaines caractéristiques du modèle.

Châssis principal
Le châssis principal est formé de deux grandes pièces en plastique injecté comportant quelques renforcements en fibre. Ces deux pièces sont d'une grande précision; leurs moules ont dû coûter une petite fortune à Robbe. La pièce supérieure contient la majeure partie de la mécanique, l'axe principal et le système de gouverne. On unit les deux pièces avec quatre vis et la carcasse de refroidissement, en y coinçant le réservoir de carburant, dont l'accès est par conséquent aisé. Le train d'atterrissage (curieusement en plastique et non en aluminium comme c'est habituellement le cas) est fixé au demi-châssis intérieur.



1) Côté gauche du système de gouverne. Il est complètement mécanique et malgré l'absence de roulements, très précis.
2) Nous pouvons observer, de l'autre côté, la sortie de l'air qui refroidit le moteur. L'accès au servos est facile. 


Moteur et refroidissement
C'est, jusqu'à présent, l'hélicoptère dans lequel il fut le plus facile d'installer le moteur de notre choix. Le moteur peut mesurer de 28 à 50 pouces, la seule condition étant que le filetage du vilebrequin fasse 1/4 de pouce (le plus courant); sinon, il faudra acheter un embrayage à pas de vis M8 (une autre possibilité). Nous installerons quant à nous un Irvine 46, dont la puissance est plutôt modérée. 

On place le moteur avec la culasse vers le bas et transversalement au modèle (voir photos).
L'embrayage est l'habituel centrifuge en acier. La cloche, en plastique et de format assez grand, tourne sur deux roulements à billes. La garniture, déjà présente, est du type "ferodo". On installe une grande turbine de refroidissement à l'extrémité du vilebrequin. La carcasse de refroidissement, très bien conçue, est composée de deux pièces; elle canalise l'air avec un rendement élevé.

Transmission
Elle se produit en deux phases, la première se situant entre le pignon de l'embrayage et une couronne en plastique. Sur l'arbre de cette couronne, on place une poulie dentée où tournera la courroie dentée du rotor de queue. Selon la façon dont le montage a été réalisé, on peut faire en sorte que le rotor tourne dans un sens ou dans l'autre, selon nos préférences; c'est une caractéristique typique des modèles d'origine allemande.
La seconde phase de la transmission a lieu par le biais d'un pignon conique situé à l'autre extrémité de l'arbre en question; il s'attaque à une autre couronne conique se trouvant sur l'arbre du rotor. Les deux pièces sont en plastique et ne peuvent être réglées (peu importe car leur réglage est excellent). L'arbre du rotor principal tourne sur deux roulements installés sur le châssis. Le système de fixation est très ingénieux il permet de démonter l'arbre, depuis l'extérieur, même lorsque le modèle est monté. Le modèle ne comprend pas de mécanisme d'autorotation (pour les néophytes, un système de "roue libre" qui permet la rotation du rotor principal quand le moteur est à l'arrêt); cette pièce est disponible en option.


 

1) Les stabilisateurs vertical et horizontal présentent les mêmes ouvertures que l' "expert". On les recouvre au moyen d'adhésifs.

2) Vue du réservoir, de grande dimension, conçu tout spécialement pour le modèle.


Rotor de queue
Le rotor de queue se déplace par le biais d'une courroie dentée de faible largeur, qui passe par l'intérieur de la poutre de queue, de 20 mm de diamètre. Quels sont les avantages de ce système? D'une part, son fonctionnement en douceur et, d'autre part, le fait qu'il évite les engrenages et autres pièces dont le réglage peut être compliqué pour un débutant. L'inconvénient est qu'il absorbe un peu plus de puissance que les engrenages (un peu seulement). Il ne nécessite pas d'entretien.
Le rotor est très simple en soi; il tourne sur deux roulements qui, pour des raisons qui m'échappent, sont différents (soyez bien attentif au moment de les monter).
Le mécanisme de contrôle de pas ainsi que le noyau du rotor sont déjà montés. Pour le compléter, il suffit d'installer les roulements de chaque porte-pales (deux dans chacun), séparés par une jolie pièce en aluminium. Le porte pales est fixé par le biais de deux petites vis M2,5X4 (glup !), que nous devons serrer au moyen d'une clé à écrou. L'équerre de commande, en plastique, tourne sur une douille en bronze, sans aucun jeu possible.



Le rotor principal est pourvu d'un mélangeur asymétrique, d'où la nécessité d'un contrepoids, indiqué par la flèche. La gouverne du rotor est très précise.

Rotor principal
Le rotor principal est du type 'Heim", son arbre transversal s'appuie sur deux joints toriques en caoutchouc qui permettent une certaine amplitude de mouvement et armortissent les vibrations. Nous trouvons, dans chaque porte pales, un roulement radial le type habituel et un autre, de type axial, qui absorbe la traction des pales. Leur montage doit être minutieux (ils ne sont pas réversibles) et ils doivent être lubrifiés au préalable. On fixe chaque porte pales avec trois vis M2,5X6; n'oubliez pas la clé à écrou...
Le stabilisateur a 4 mm d'épaisseur (c'est beaucoup mieux que les 3 mm habituels) et se trouve sous les pales principales. Il tourne sur deux roulements. Le système de gouverne est asymétrique (voir photos), d'où la nécessité d'un contrepoids métallique d'un côté. Tout comme les mélangeurs de pied de pale (ceux qui sont chargés de transmettre nos ordres aux pales), il tourne sur des douilles en bronze qu'il faut lubrifier avec de l'huile.
Le disque cyclique est en plastique, sauf la "bille" centrale qui est métallique. Le montage du système est très simple et exclut toute possibilité de jeu. Il existe des pièces -en option- permettant de remplacer les douilles par des roulements à billes mais, selon moi, ceux-ci ne conviennent pas à un modèle d'initiation tel que celui ci.


 

La cabine du Moskito est courte, ce qui lui donne un aspect particulier, semblable à celui du " Hugues 300 ". Il est possible de le doter d'un fuselage à l'échelle.


Installation de la radio
J'ouvre ici une parenthèse pour souligner la compétence du concepteur. En ce qui concerne notre Moskito Basic, cela ne fait aucun doute le concepteur mérite un dix sur dix. Les instructions relatives au montage des servos -dont l'accès est aisé- sont très claires. Une série de graphiques et de dessins montrent les dimensions exactes de la timonerie et expliquent son installation, phase qui, soit dit en passant, soulève de nombreux doutes dans le chef d'un amateur qui monte son premier hélicoptère. Le Moskito fonctionne grâce au système du "disque coulissant" (il monte et descend pour modifier le pas collectif des pales). Le système de mélange est mécanique, ce qui nous permet d'utiliser une radio toute simple; il fonctionne très bien, avec un jeu minimum. Nous trouvons, dans la boite de montage, deux blocs de bois qui servent de 'calibre" on les place sous le disque cyclique, que l'on appuie sur les blocs. Dans cette position, les servos doivent être au neutre et perpendiculaires aux tringles et les pales doivent avoir 5 degrés de pas (le plan comporte un gabarit, au cas où nous n'aurions pas de mesureur d'incidence). Le pas recommandé par le fabricant est de 5° en stationnaire, 4°avec le levier vers le bas et 10° à plein pas (chiffres indicatifs). Nous avons suivi ces recommandations.
Le déplacement de la gouverne de queue est quelque peu bizarre, mais il faut reconnaître qu'elle fonctionne très bien et sans frottement notable.


 

1) Culasse surdimensionnée de l' "Irvine 46" utilisé pour le test et vu depuis la turbine de refroidissement. Le "Moskito" admet pratiquement n'importe quel moteur.

2) Le "Moskito"est l'un des rares hélicoptères qui permet l'usage d'un silencieux normal. L'accès à la vis de ralenti est aisé (flèche) .


Autres composants
La cabine, en plastique transparent, a un aspect caractéristique ; son réglage est très simple et sa fixation, bien ferme. Les stabilisateurs sont en plastique et comportent des "ouvertures" que nous devrons recouvrir au moyen des adhésifs fournis. Les pales principales, en bois, devront être recouvertes avec 1'autocollant blanc. Leur petite taille est surprenante (45 cm de long). Elles pèsent quelque 75 grammes une fois achevées. Nous n'avons pas dû les équilibrer, elles étaient parfaites.
Avec cinq servos 3001 (normaux mais avec un roulement), une batterie de 1300 mAh et un gyroscope "mini", le poids du modèle atteint 3000 grammes, ce qui correspond à l'information donnée par le fabricant.



Vol d'essai
Après avoir vérifié la radio (une Futaba FF3), nous avons réduit la gouverne à 70% en cyclique et nous avons réglé le gyroscope à 60%. Le moteur a immédiatement démarré et nous avons remarqué que nous avions de l'huile sur les mains: nous vous conseillons, pour pallier cet inconvénient, de prévoir un petit tube en caoutchouc ou de la silicone quand vous recourrez à un échappement de type "avion".
Le vol d'essai du Moskito ne donne pas lieu à de nombreux commentaires : c'est le modèle idéal pour un débutant. Les gouvernes sont souples et précises. La gouverne de queue est un vrai plaisir. en ce sens qu'elle est aussi précise que puissante. Elle permet d'augmenter le gain du gyroscope jusqu'à de très hauts niveaux, et cela, sans osciller.
Le stationnaire est très stable : le vent ne l'influence pratiquement pas. Avec notre Irvine, la puissance disponible était tout juste suffisante, mais il nous a quand même permis d'atteindre une vitesse respectable. Un moteur plus puissant permet d'effectuer des loopings et des tonneaux; il suffit d'amplifier les mouvements de commande pour que le Moskito soit plus prompt à réagir. En réglant le collectif, on peut obtenir quelque 18° de pas, ce qui est suffisant pour pratiquer de l'acrobatie "agressive" et un vol en rotation inversée. Comme le Moskito est dépourvu de système d'autorotation, on ne peut tenter cette manoeuvre, mais avec le petit diamètre du rotor et des pales de 70 grammes, celle-ci doit être simplement "possible".
Sur le terrain, le ''Moskito Basic" est passé de mains en mains et tous ont éprouvé la même sensation de stabilité. Les pilotes les plus endurcis peuvent l'utiliser pour pratiquer le vol de face. Ce modèle entre sans problème dans un coffre de voiture. Le système de gouverne est extraordinaire, très précis et capable de déplacer le modèle avec l'agressivité souhaitée, ce qui est plus que méritoire vu l'absence de roulements à billes.

Résumé
Le Moskito Basic est un hélicoptère de petite taille, facile à monter et qui, de par ses dimensions, peut être rangé n'importe où. Il est très bon marché et admet pratiquement n'importe quel moteur. On peut réduire les frais en limitant le nombre de pièces et en remplaçant les roulements -onéreux- par des douilles en bronze, ce qui ne diminue pas pour autant la précision du vol. Même si les parfaits débutants ne pourront pas l'utiliser, nous regrettons quand même l'absence de système d'autorotation (disponible en option). Nous avons l'intention d'installer un moteur plus puissant sur le Moskito : le rotor a une très bonne capacité de commande et son poids de trois kilos confère certainement au modèle d'excellentes qualités acrobatiques. Le Moskito Basic est un petit hélicoptère à l'aspect "sympathique", ce qui se confirme une fois que nous avons les commandes en main.

 

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