Aeromodelisme.orG : le portail Généraliste de l'Aéromodélisme !
Accueil du site de l'aéromodélisme : Aeromodelisme.orGDécouvrir l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGMagazine de l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGLes simulateurs d'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGCommuniquer et services ( aéromodélisme et modélisme) avec Aeromodelisme.orGBoutique VPC Modelisme-Import.fr : aéromodélisme et modélisme ...

Magazine avec Aeromodelisme.orG !

Aeromodelisme.orG : Accueil > Magazine de l'aéromodélisme

7 Connectés

MAGAZINE

Page principale
...
...

MATERIEL ...

MODELES R.C

Les tests
...
...
...

COURS AEROMODELISME

COMMUNIQUER

 AEROMODELISME.ORG

 PARTENAIRES

MAGAZINE, MODELES R.C. > LES TESTS : n°41

Imprimer l'article

ATLANTIS

Un avion d'initiation à la haute voltige

 

Une part non négligeable de ceux qui se lancent dans l'apprentissage du vol radiocommandé rêvent de se lancer un jour dans la haute voltige. Après un apprentissage classique sur un entraîneur à aile haute, ils passent à un trois axes (avec ailerons), puis à un modèle à aile basse ou à une semi-maquette telle que nous vous en avons présenté au fil de ce site. Bien entendu, ce type d'appareils autorisent déjà l'exécution de nombreuses figures acrobatiques, et c'est ceux-là que l'on rencontre d'ailleurs en grand nombre dans la majorité des clubs. Mais tous les pilotes ne s'arrêtent pas là, car certains se laissent tenter par l'acrobatie au sens le plus noble du terme. C'est parmi eux qu'émergeront les pilotes de compétition férus de haute voltige.

 

 

1) Le moment - toujours angoissant - de l'atterrissage ne présente, cette fois, aucune difficulté majeure.
2) Vis de l'aile en plastique. La forme de la tête permet le serrage manuel.

 

Vous avez dit entraîneur acrobatique ?
Pour clarifier les choses, commençons par définir ce qu'est l'acrobatie de compétition. 

Dans cette catégorie, il ne suffit pas d'exécuter des figures de voltige... Encore faut-il, pour gagner des points, qu'elles soient parfaitement réalisées.
Prenons l'exemple du tonneau (une figure apparemment simple). Avec un avion à aile haute ou un avion courant à aile basse, il sera difficile d'obtenir le résultat escompté, c'est-à-dire que l'appareil pivote à 360° autour de son axe longitudinal sans se déplacer d'un iota sur ses deux autres axes: l'avion risque plutôt de bouger dans tous les sens en donnant l'impression d'être hors contrôle, avec les pénalités qui en découlent. Un bon acrobatique, à défaut de réalisme, réduira au minimum de telles déviations de trajectoire. Du point de vue du pilote, il est bien plus facile de manoeuvrer ce genre d'acrobatique qu'une semi-maquette classique.
À quoi ces modèles ressemblent-ils? Si vous assistez à une compétition F3A, vous constaterez que les avions se ressemblent tous: grandes envergures, grandes surfaces alaires, fuselages relativement minces, et moments importants de nez et de queue. Un entraîneur acrobatique présente, dans une large mesure, es mêmes caractéristiques, si ce n'est que ses dimensions seront plus réduites et qu'il n'aura pas le même degré de sophistication qu'un avion de compétition.
L'Atlantis que nous vous présentons répond parfaitement à ces spécifications.

 

 

1) La décoration du modèle (en Monokote) le rend bien visible dans le ciel. Le capot est peint d'origine.

2) Zone avant où l'on aperçoit le capot en fibre. Accès facile au moteur et aux servos (sous l'aile).


Le kit
L'Atlantis est un acrobatique à aile basse offrant un degré élevé de préfabrication. L'avion est construit en Asie du Sud-Est par Phoenix Model Aircraft, dont nous avons déjà testé l'un des modèles. Précisons toutefois que, même si les différences sont minces de prime abord, l'Atlantis appartient à une catégorie manifestement supérieure. Un exemple: la finition n'est pas en thermocollant - contrairement à ce que proposent la plupart des fabricants pour leur gamme économique -, mais en veritable Monokote, beaucoup plus simple à réparer et, surtout, à maintenir tendu (le thermocollant a la fâcheuse habitude de perdre sa tension en présence de variations de température ou d'humidité). Le capot du moteur est également de meilleure qualité, en fibre de verre, et non en ABS classique.
Nous l'avons dit, l'avion est fourni presque terminé, avec un nombre réduit de composants (demi ailes, fuselage et empennage). Le kit inclut pratiquement tout le nécessaire à la finition de l'appareil. Le manuel d'instructions est plus complet qu'il n'est d'habitude pour les modèles préfabriqués, puisqu'il compte 16 pages illustrées de 50 photos et schémas de montage.
En ce qui concerne ses statistiques vitales, il s'agit d'une aile basse avec une envergure d'1,56 mètre, une corde moyenne de 24 cm et une surface alaire de 37 dm2. Avec une masse en ordre de marche de 2500 grammes, sa charge alaire est de 67 g/dm2 (ce qui est relativement peu et se traduit par d'excellentes qualités de vol).
L'Atlantis a été prévu pour recevoir un moteur de 6,5 à 8 cc (jusqu'à 10 cc s'il s'agit d'un quatre temps).
La radio devra être à quatre voies, au moins. Prévoyez cinq servos (un par aileron).

 

 

Sur cette prise de vue, on voit clairement que le dièdre de l'Atlantis est très faible.

 

L'aile
Comme toujours, le montage commence par l'aile. Elle est livrée sous la forme de deux demi-ailes parfaitement finies et entoilées avec du Monokote. Elles sont de forme trapézoïdale, avec une corde maximale de 32 cm et minimale de 25, ce qui correspond à une épaisseur de profil de 13% (courante sur ce genre de modèle, elle garantit une bonne résistance à l'ensemble).
La structure de l'aile est classique, avec un bord d'attaque coffré jusqu'au point le plus épais, des longerons en bois dur et tous les renforts nécessaires déjà en place. La qualité de l'assemblage (évaluée sur base de l'ajustement des pièces en bois et sur la qualité de leurs jointures) est excellente, comme cela devient la norme pour les modèles asiatiques.
Les deux demi-ailes sont jointes au moyen d'une pièce en bois d'environ 10 mm d'épaisseur sur 15 mm de large; elle vient se loger dans une ouverture prévue à cet effet et est collée à l'époxy (après avoir été préalablement poncée à mesure exacte). Les instructions ne spécifient pas le dièdre de l'aile, ce qui génère une certaine confusion. A notre avis, ce point devrait être précisé dans le manuel. Une fois la jonction sèche, elle est recouverte d'un ruban adhésif (compris dans le kit).
Il faut ensuite découper l'entoilage au niveau des puits des deux servos d'ailerons, ainsi qu'à la hauteur de leurs câbles respectifs. Les puits des deux servos se situent à environ 25 cm du centre. Compte tenu du fait que la longueur des câbles de servo est de 30 cm, on pourra se passer de rallonges. Par contre, vous aurez besoin d'un câble en V et de deux petites rallonges pour brancher les deux servos sur le récepteur; si la radio dispose de mixeurs, mieux vaut les utiliser, bien entendu.
Les ailerons occupent une bonne part du bord de fuite des ailes, avec une longueur de 54 cm sur 32 mm de large. Ils sont livrés montés, en bois massif, et allégés par une série d'ajours circulaires d'environ 25 mm de diamètre. On le constate, la tringlerie des ailerons est très courte et droite, ce qui ne peut qu'améliorer le contrôle du modèle.
Pour terminer le montage des ailes, il ne reste plus qu'à installer le train d'atterrissage, lequel est en corde de piano de 4 mm. Il est fixé dans ses rainures au moyen de vis et de petites ferrures.

 

 

1) Les plans de l'empennage sont relativement grands. La finition de l'avion est en Monokote.

2) Les transmissions sont constituées de baguettes en bois. Simple, léger et rigide.

 

Le fuselage
Comme le montrent les illustrations, le fuselage est stylisé et d'une longueur considérable, grâce aux longs moments de nez et de queue. Le fuselage en lui-même est étroit, avec une largeur maximale (sous l'aile) d'à peine plus de 8 cm. Sa hauteur est suffisante pour lui procurer la surface latérale indispensable aux vols tranche. Sur le haut, on trouve une cabine en acétate avec un buste de pilote qui lui confère beaucoup de réalisme.
La structure du fuselage est de type caisse, avec des flancs en balsa de 4 mm et des renforts internes en contreplaqué de 2 mm d'épaisseur. Les couples sont en contreplaqué de 2 mm, exception faite de la cloison pare-feu, en contreplaqué de 6 mm. L'aile est ancrée au fuselage au moyen de deux tétons en bois dur de 5 mm et de deux vis en nylon. Celles-ci appuient sur une pièce en contreplaqué de 8 mm; elles sont munies de têtes à prises verticales pour pouvoir être serrées à la main. La section du réservoir est ovale, et sa capacité est de 300 cc. II est introduit dans son logement depuis le bas du fuselage et attaché par du caoutchouc mousse.

 

 

Les lignes "propres" de i'Atlantis permettent d'atteindre des vitesses respectables avec un moteur de seulement 6-7 cc.

 

Empennage
À l'instar des autres composants de l'Atlantis, l'empennage est fourni quasiment terminé. II est en balsa de 7 mm, allégé au niveau des plans mobiles par des fraisages de 25 mm de diamètre. L'entoilage est en Monokote. Ses dimensions sont impressionnantes, puisque son stabilisateur fait presque 60 cm de long. L'empennage est introduit dans des logements prévus à cet effet et collé ensuite à l'époxy. En même temps, on installe le patin de la roue de queue, orientable.

 

Installation de la radio
Les trois servos (moteur, direction et profondeur) sont placés sur une platine en contreplaqué de 3 mm. Cette dernière n'est pas collée d'origine (mais elle est fraisée pour recevoir les servos), ce qui permet de l'avancer ou de la reculer pour améliorer le centrage de l'avion. Le récepteur et le pack d'accus prennent position dans l'espace encore disponible (ici aussi, sa position exacte dépendra du centrage). L'interrupteur peut être installé sur le flanc gauche ou à l'intérieur du fuselage (c'est cette dernière option que nous avons choisie).
Les transmissions sont constituées de baguettes rondes en pin d'environ 8 mm de diamètre, au bout desquelles on fixe les tiges filetées correspondantes, avec du fil et du cyanoacrylate. Nous aurions préféré une commande à double renvoi sur la gouverne de direction. Nous avons apprécié le fait que la commande de profondeur soit double (une tringle pour chaque moitié du stabilisateur). Le couple pare-feu devra être foré en fonction du moteur choisi (pour l'installation de la commande de gaz).
Nous avons réglé les débattements des différentes gouvernes en accord avec les recommandations du fabricant: 70 mm au total pour la profondeur, 160 mm pour la gouverne de direction et 16-18 mm au total pour la commande d'ailerons. Le centre de gravité doit être calé à 145 mm du bord d'attaque de l'aile. Le poids de notre Atlantis correspondait aux recommandations du fabricant, soit 2500 grammes. Avec un quatre temps, iI est probable que sa masse soit supérieure de 200-300 grammes; dans ce cas, les accus et les servos devront être déplacés au maximum vers l'arrière.

 

 

1) L'accès au réservoir se fait par la zone avant du fuselage.
2) Ce système simple permet d'actionner l'interrupteur de l'extérieur du fuselage.


Vol d'essai

Avec les accus chargés et après les vérifications d'usage, nous avons lancé le moteur et fait décoller l'appareil. Notre terrain, comme le montrent les photos, est en herbe et n'offre donc pas de surface parfaitement lisse. LAtlantis bondit dans les airs en quelques mètres et grimpe avec un angle de montée impressionnant. Nous avions opté pour un moteur et un échappement ordinaires; on peut donc supposer qu'avec un bon résonateur, il sera capable de grimper à la verticale sans que rien (ou presque) ne puisse l'arrêter.
Une fois l'avion trimmé - ce qui ne prend que quelques instants -, les choses sérieuses peuvent commencer. L'Atlantis fait honneur à son statut d'entraîneur acrobatique. Son vol est réellement noble, puisqu'il répond à ce que l'on peut attendre d'un engin de ce type: exécuter les ordres sans jamais rechigner. Sa plage de vitesses est franchement large et, à mi-moteur, il est plus facile à manoeuvrer qu'un entraîneur normal. Ses ailerons étroits sont très puissants et, malgré leur faible débattement, ils permettent d'exécuter des tonneaux rapides sans la moindre difficulté. La commande des ailerons reste efficace aux basses vitesses et ne montre aucun signe de faiblesse. Les boucles peuvent être aussi amples - ou réduites - que le souhaite le pilote. Le vol inversé exige très peu de compensation, pour peu que le centre de gravité ait été positionné comme indiqué. Ce dernier convient bien aux vrilles plates, même si les plus audacieux peuvent se risquer à le reculer légèrement pour obtenir des vrilles plus "brutales". Une telle opération est toutefois laborieuse et elle ne doit en rien altérer la stabilité du modèle.
Aucun problème pour l'atterrissage, compte tenu de la faible charge alaire de l'Atlantis et de la justesse du profil alaire choisi. Seul petit défaut: le train d'atterrissage est un peu trop rigide et rebondit exagérément au moment de l'atterrissage lorsque la piste est irrégulière (ce qui est le cas de notre terrain...).

 

En conclusion
L'Atlantis est un joli acrobatique qui offre d'excellentes qualités de vol. Rien d'étonnant, si l'on considère le magnifique travail de ses concepteurs. Mais ce qui surprend davantage, c'est la qualité de ses composants et des matériaux utilisés, bien supérieure à la moyenne, ainsi que la finition de l'ensemble. Compte tenu de son prix "raisonnable", nul doute que l'Atlantis deviendra rapidement un habitué des terrains de vol.

 

Caractéristiques et détails :

 

1) Techniques:

Constructeur : Phoenix Model Aircraft
Envergure: 156 cm 

Corde moyenne : 24 cm
Poids en ordre de vol: 2500 g
Surface alaire: 37 dm2

Charge alaire : 67 g/dm2

Motorisations : 6,5 à 8 cc (2T) ou 10 cc (4T)


2) Fonctions pilotées
Ailerons, profondeur, direction et moteur.

 

PARTENAIRES

Accueil - Découvrir - Magazine - Simulateurs - Communiquer  /  Aide et infos - Annonceurs pub. - Contact

- Copyright © 2008 Aeromodelisme.orG - Tous droits réservés - Conception et réalisation : Pascal Pérès