Aeromodelisme.orG : le portail Généraliste de l'Aéromodélisme !
Accueil du site de l'aéromodélisme : Aeromodelisme.orGDécouvrir l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGMagazine de l'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGLes simulateurs d'aéromodélisme avec Aeromodelisme.orGCommuniquer et services ( aéromodélisme et modélisme) avec Aeromodelisme.orGBoutique VPC Modelisme-Import.fr : aéromodélisme et modélisme ...

Magazine avec Aeromodelisme.orG !

Aeromodelisme.orG : Accueil > Magazine de l'aéromodélisme

4 Connectés

MAGAZINE

Page principale
...
...

MATERIEL ...

MODELES R.C

Les tests
...
...
...

COURS AEROMODELISME

COMMUNIQUER

 AEROMODELISME.ORG

 PARTENAIRES

MAGAZINE, MODELES R.C. > LES TESTS : n°58

Imprimer l'article

SUKHOI 31

Un acrobatique à la portée de tous


Le but ultime de tous ceux qui se lancent dans l'apprentissage du pilotage des aéromodèles est de pouvoir, un jour, pratiquer la voltige, en tout cas de manière élémentaire. Après avoir appris les rudiments du vol et le pilotage d'un modèle à aile haute, le moment est venu de passer à un avion à ailerons, puis à un acrobatique digne de ce nom, dont le Sukhoi 31 est l'un des représentants type. D'autant plus qu'il est prévu pour des moteurs de cylindrée classique (entre 6 et 8 cm3).
Les modèles de cette catégorie ne manquent pas sur le marché, mais ce qui caractérise le Sukhoi, c'est son très haut degré de préfabrication et... son prix franchement compétitif. Le secret ? Depuis quelques années, les constructeurs profitent du fait que dans certains pays d'Extrême Orient (Vietnam, Cambodge, Chine continentale), le coût de la main-d'oeuvre est tout bonnement dérisoire. Et, de ce fait, la plupart des modèles à haut degré de préfabrication sont issus de ces pays. Sans vouloir entrer dans des considérations d'ordre éthique, le fait est qu'il est devenu possible de disposer de modèles très bien construits à des prix tels qu'il serait absurde de vouloir les construire nous-mêmes...

 

 

1) Passage à faible allure (le stab commande légèrement vers le haut) où l'on constate que l'avion adopte un comportement assez noble.

2) Des vis spéciales, mais pratiques, que l'on peut serrer et desserrer à la main.

 

Caractéristiques
Le Sukhoi 31 est un aéromodèle acrobatique de taille moyenne. Sans être une véritable maquette, il reproduit assez fidèlement le modèle original. II a été conçu pour recevoir un moteur de 6-8 cm3 (probablement la cylindrée la plus populaire) sans besoin de recourir à des systèmes d'échappement résonnant ou autres dispositifs sophistiqués. C'est une aile moyenne (plantée à mi-fuselage) à plan trapézoïdal. Son envergure est d'1,52 mètre, pour une surface alaire de 34 dm2. Avec un poids approximatif de 2.500-2.900 grammes (selon le moteur utilisé), sa charge alaire avoisine les 75 g/dm2, ce qui convient bien à ce type d'appareil.
Lorsqu'on ouvre la volumineuse boîte renfermant le kit, on est surpris par le haut degré de préfabrication de l'avion, et du peu de pièces dont est composé le kit. Une ou deux soirées suffiront largement au montage de l'avion, même pour les modélistes les plus lents...
Le Sukhoi est livré avec deux manuels qui contiennent franchement peu de texte. Notons l'absence de plan, ce qui peut se comprendre, puisqu'il n'y a quasiment rien à monter! La première page du manuel énumère le matériel nécessaire au montage de l'avion: moteur, radio à quatre voies et cinq servos, tournevis, époxy (éventuellement de type rapide), cyanoacrylate et couteau de modéliste. Peu de choses, donc. Le moteur peut être un deux ou quatre temps (un O.S. 52 conviendra parfaitement). Passons en revue les principaux éléments de notre modèle.

 

 

1) Fixation du bas du capot au moyen de vis, et tétons en bois pour l'ancrage de l'aile.

2) En toute logique, le profil utilisé est symétrique, avec un bord d'attaque suffisamment arrondi.

 

Les ailes
Comme ses autres éléments, les ailes du Sukhoi sont de construction classique, totalement en bois. Nous n'avons pas eu l'occasion d'analyser leur structure interne (elles sont fournies complètement terminées et entoilées...), mais au vu de la nervure centrale, elles semblent être des plus conventionnelles: baguettes en pin (bien épaisses) sur le tiers avant de l'aile, bords d'attaque et de fuite en balsa et contreplaqué depuis le bord d'attaque jusqu'aux longerons. Nous ignorons si le fabricant a monté des renforts en bois entre les baguettes de l'aile - ce qui donnerait un bord en D -, mais à en juger par la résistance de l'ensemble à la torsion, il semble bien que ce soit le cas. Le profil utilisé est complètement symétrique (en toute logique, s'agissant d'un acrobatique); son épaisseur oscille autour de 14%. Le bord d'attaque est suffisamment arrondi pour autoriser l'appareil à pratiquer un vol noble. II présente un plan trapézoïdal très marqué, avec une corde de 29 cm à la racine et de seulement 15 aux pointes. L'épaisseur maximale du profil est de 45 mm.
L'aile se présente sous la forme de deux demi-ailes. Pour les unir, on fait appel à un solide élément en contreplaqué qui devra être généreusement badigeonné d'époxy rapide. Le kit inclut deux éléments de jonction différents, ce qui permet d'opter soit pour un dièdre de 50 mm (3°), soit pour une aile droite. Bien entendu, la colle doit être appliquée sur l'élément de jonction et sur toute la surface de la nervure centrale de l'aile. Mieux vaut ne pas utiliser un époxy trop rapide. 

Le fabricant a monté les ailerons, avec leurs charnières et leurs transmissions. Ils sont étroits et courent sur la quasitotalité du bord de fuite. Ils sont recouverts de thermocollant. Les charnières (trois sur chaque aileron) sont collées et fixées dans leur logement. Franchement, je doute qu'elles puissent se détacher en vol. L'espace entre aile et aileron est réduit, ce qui optimise encore l'efficacité de ces derniers.
La fixation de l'aile est assurée par deux vis en plastique relativement imposante. Comme sur d'autres modèles du même fabricant, ces vis peuvent être serrées à la main sans tournevis. Cette fois, vous n'aurez pas à vous échiner pour positionner leurs logements dans le fuselage, puisque tout est prêt d'origine. À l'avant, l'aile est fixée au fuselage au moyen de deux tétons en bois dur d'environ 6 mm de diamètre. Personnellement, je les aurais préférés plus gros, non pas parce qu'ils risquent de se briser, mais parce que des tétons plus grands offrent une zone d'appui plus large et tendent moins à se déplacer dans leur logement. L'histoire nous dira si le fabricant a fait le bon choix... Sur le bas de l'aile vient se placer une pièce en ABS qui parachève la forme du fuselage.

 


On ne peut pas dire que le train d'atterrissage soit très beau, il est en tout cas résistant.

 

Le fuselage
Tout comme l'aile, le fuselage est de construction classique. Les flancs sont en contreplaqué léger ; ils forment une "caisse" classique autour de laquelle sont plaqués des coffrages en balsa qui confèrent à l'avion la forme très spécifique du Sukhoi (arrondie et généralement très compliquée à reproduire). Le fuselage est livré complètement construit et entoilé du même thermorétractile que les ailes (décoration incluse). Le bâti moteur, lui aussi installé d'usine, est en nylon. Il est fixé au reste du modèle par vis et écrous. Les vis de fixation du moteur sont également livrées avec le kit, ainsi que le réservoir, qui nous a semblé un peu limité, vu les dimensions et la motorisation de l'avion. Mais rien ne vous empêche d'opter pour un réservoir plus grand (ce n'est pas l'espace qui manque!).
Le train d'atterrissage présente une forme arquée, très caractéristique du modèle original. II est en plastique, d'une seule pièce, et est tenu au bas du fuselage par des vis. À notre avis, il doit être impossible de le casser, même volontairement. Les roues du train d'atterrissage font 60 mm.
Vu l'ampleur du fuselage, le montage de l'équipement radio est extrêmement simple. Les trois servos du fuselage sont installés sur un support en contreplaqué que l'on pose sur des baguettes en bois collées sur les flancs du fuselage. Les transmissions sont rigides; elles sont comprises dans le kit, prêtes à être installées. Elles remplissent parfaitement leur rôle. En réalité, ce genre de transmission - qui semble relativement "rustique" - se révèle beaucoup plus rigide que les classiques "Bowden".

Le réservoir de carburant est positionné au niveau du bord d'attaque de l'aile. Nous aurions préféré qu'un compartiment indépendant lui soit réservé. Pour le fixer, on utilisera du caoutchouc-mousse, et ce afin d'éviter qu'il ne se déplace ou vibre. Le réservoir est l'un des rares éléments que vous aurez à monter; mais rassurez-vous: le joli schéma contenu dans le manuel écarte tout risque d'erreur.
Comme le montrent les images, l'avant du Sukhoi est complété par un carénage de forme circulaire, caractéristique du modèle original. Au lieu de l'habituel ABS, le capot est, cette fois, en fibre de verre peinte. Son diamètre est de 13,5 cm, ce qui lui permet d'accueillir n'importe lequel des moteurs recommandés. Si vous optez pour un quatre temps - l'échappement de ces moteurs est orientable et moins encombrant -, c'est à peine s'il sera visible.

 

 

1) On peut observer sur cette photo, la forme arrondie caractéristique de la section avant, souvent très difficile à reproduire.

2) Passage au ras des nombreuses pâquerettes qui fleurissent notre piste.

 

Empennage
Comme l'aile, il est fait de bois entoilé; au lieu d'une "caisse", nous avons un ensemble en structure (pour limiter le poids). Les gouvernes sont livrées montées, avec leurs charnières; leur articulation offre la même fiabilité que celle des ailerons. Le manuel nous rappelle comment monter correctement ces gouvernes: il suffit de les poser sur leurs logements et d'enlever au cutter le revêtement adhésif présent sur les zones de contact. On recommande l'emploi d'époxy rapide (comme pour le reste du modèle). Attention: pendant le montage, il faut veiller à ce que les plans de l'empennage soient perpendiculaires entre eux. Le stabilisateur horizontal doit être parallèle aux ailes. Ensuite, il ne reste plus qu'à placer les servos dans leurs puits respectifs et à connecter les tringles de commande.

 

Mise au point du modèle
Le processus que nous venons de décrire ne prendra guère plus d'une soirée aux modélistes qui comptent déjà un modèle à leur actif. L'installation du moteur est simple. Nous avons opté pour un MDS 48. Dans ce cas-ci, le silencieux est un peu plus volumineux que d'habitude, et donc plus visible que nous l'aurions souhaité. Un échappement "normal" vous permettra d'éluder le problème (d'autant plus avec un quatre temps). La possibilité existe de monter un échappement moins encombrant (type Du-Bro ou équivalent) dont les deux tuyaux ressortent par le bas du capot. L'effet ainsi obtenu est plus réaliste. Rappelons que notre Sukhoi est une semi-maquette et que chaque détail a son importance... Le compartiment moteur est imperméabilisé d'usine avec un produit noirâtre dont nous pouvons déduire qu'il s'agit d'une peinture résistante au carburant.
Le centre de gravité doit se situer dans une marge comprise entre 25 et 30% de la corde de l'aile (mesurée à la racine). Nous l'avons positionné juste sur le bord du coffrage (plus précisément à la limite postérieure). Les accus peuvent être déplacés pour adapter l'équilibrage du modèle à nos préférences. Bien évidemment, le centrage sera fonction du moteur choisi.

 


1) Détail des tringles et des guignols de commande. Les charnières sont à la fois collées et tenues par des épingles.

2) Le carénage arrondi est en fibre de verre, plus résistant que l'ABS classique. Le moteur est bien refroidi.

 

Réglage de la radio

Si les instructions relatives au montage sont, nous l'avons dit, concises (bien que suffisantes), celles qui concernent la radio sont réellement sommaires. Toutefois, pour un amateur relativement expérimenté (ce qui sera probablement le cas du futur pilote de notre Sukhoi), le feuillet d'instructions sera assez complet; il donne en effet toutes les informations utiles et nécessaires relatives aux débattements des différentes commandes. Dans notre cas, nous avons défini 10 mm d'aileron, 15 mm de profondeur et 25 mm de direction (dans les deux sens pour chaque commande).

 

Vol d'essai
Nous avons effectué le vol d'essai par une belle journée sans vent. Avec un MDS 48 - ce moteur surprend par sa puissance, surtout compte tenu de son faible coût - et une hélice 11x6 APC, le Sukhoi peut décoller quasiment à la verticale, comme un avion Fun-Fly.
Après les vérifications d'usage du moteur et de la radio, nous avons ouvert les gaz à fond. Le train du
Sukhoi a beau être bicycle, le décollage est presque aussi aisé qu'avec un tricycle classique (c'est à peine s'il faut compenser le couple moteur). Avec le moteur à plein régime, et sur une piste non asphaltée et herbeuse, l'avion décolle en 15-20 mètres. La traction du MDS est telle qu'elle autorise les décollages "énergiques" sans le moindre risque. Après réglage des trims, nous avons testé la réponse aux commandes. Les recommandations relatives aux débattements conviennent bien à ceux qui savent déjà voler : si l'avion reste contrôlable, il adopte néanmoins un comportement très sensible. Pour ceux qui débutent dans la voltige, les débattements devront être ramenés à 60% sur les deux commandes principales, par le biais du dual rate. Quoi qu'il en soit, la réponse est assez précise. Si le centre de gravité tel que nous l'avons défini (légèrement vers l'arrière) ne favorise pas le vol tranquille, il permet par contre de bien s'amuser... L'acrobatie classique ne pose guère de problème et le modèle inspire confiance. Lors des premiers vol, notre moteur a calé (prise de pression détachée), mais nous avons pu le récupérer sans la moindre difficulté. Nous avons été surpris par la capacité de l'appareil à récupérer le vol plané alors qu'il était en "suspension", et cela sans manifester la moindre tendance au décrochage. Avec une charge alaire (importante) de 75g/dm2, une telle réaction est le signe d'un appareil bien conçu.

 

En conclusion
Le Sukhoi est un bel acrobatique de base. II est extrêmement rapide à construire (une soirée...) et son prix est franchement raisonnable. Son montage laisse peu de place à l'erreur. Propulsé par un bon moteur, il tolère toutes les figures acrobatiques dont 95% des pilotes sont capables. Même si nous n'avons (heureusement) pas encore eu l'occasion de l'expérimenter, l'avion à l'air très solide et semble prêt à rendre de bons et loyaux services pendant de nombreuses années. Seuls quelques petits détails (comme la capacité limitée du réservoir) laissent à désirer, mais ils peuvent être résolus pour quelques euros de plus...
Répétons ce que nous avons déjà dit à d'autres occasions: des modèles de cette qualité à un tel prix vous ôtent l'envie de construire vous-même vos aéromodèles ...

 

PARTENAIRES

Accueil - Découvrir - Magazine - Simulateurs - Communiquer  /  Aide et infos - Annonceurs pub. - Contact

- Copyright © 2008 Aeromodelisme.orG - Tous droits réservés - Conception et réalisation : Pascal Pérès