LE PLANEUR " EASYFLY " DE ST MODEL : FAIRE VOLER L'EASYFLY

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Le vol inaugural de l'Easyfly se déroula durant le mois de décembre 2008. Pour ce premier vol, nous avons réglé le centre de gravité à 70 mm (mesuré du bord d'attaque soit de l'avant et à l'embase de chaque section de l'aile) pour le reculer par la suite à 72/75 mm puis à 80 mm pour les essais. Ce jour là, légère brise, soleil radieux, il est temps de tester l'Easyfly !

1) L'Easyfly en vol, on différencie bien l'intrados de l'extrados grâce aux décalcomanies de couleur orange.

Transport du modèle, assemblage rapide sur le terrain.

Avant de faire voler notre planeur, il faudra transporter ce dernier sur le terrain de vol approprié. Cette opération est relativement facile, car les demi-ailes, ainsi que l'empennage de queue sont démontables. Pour ce dernier, il serait recommandé d'éviter de le retirer systématiquement, en effet la vis de maintien à tête foreuse aurait tendance à la longue (à force d'être visser/dévisser) de ne plus garantir le maintien de l'empennage de queue (l'orifice présent sur la partie en plastique collée en bas de la dérive, serait trop ajouré à la longue). Certains modélistes utilisent la boîte de transport, et découpe celle-ci d'un côté afin de laisser "sortir" la dérive et le stabilisateur. Veillez bien à contrôler que ces deux plans soient bien positionnés. La surface portante s'assemble rapidement, dévisser suffisamment les vis sous le fuselage, pour que les tétons présents à l'embase de chaque section de l'aile, puissent coulisser dans le tube central. N'oublier pas de raccorder électriquement les servos d'ailerons. La batterie Lipo trouvera place dans son logement destiné. Comme déjà indiqué, nous avons utilisé une Zippy 3S / 11,1V / 1800 mAh / 20C. Est également ajouté dans le nez de l'Easyfly, 50 à 60 grs de plomb afin d'obtenir un centrage à 1/3 de la corde (largeur) de l'aile, en partant du bord d'attaque (de l'avant), soit 70 mm pour commencer. Il sera par la suite réglé à 72/75 mm puis à 80 mm. Le fabricant ne communique aucune valeur, ni pour le C.G, ni pour les débattements... inspirer vous de nos données, voir page précédente.

Aspects du modèle au sol.
L'Easyfly posé au sol ressemble fortement à son concurrent l'Easyglider (version 1). Toutefois les bords de fuite de chacun n'ont pas la même courbure. Contrairement aux autres planeurs testés sur ce site, l'Easyfly a un gabarit plus imposant, comprendre que son profil d'aile est plus épais, que le fuselage est plus gros. On pourra donc prédire en plus d'avoir étudié le kit lors des pages précédentes, un vol plutôt calme, idéal pour les néophytes.

2) L'Easyfly au décollage, il prend de l'altitude paisiblement... 

3) Une fois à bonne altitude, nous pouvons couper la propulsion et profiter du vol "thermique".

4) La dérive du modèle est bien visible avec l'autocollant de couleur orange vif. Idéal si pour le pilote, il s'agit de son premier modèle, des tons lumineux sont toujours recommandés !

Lancer le planeur.

Pour le lancement de cet appareil, contrairement aux autres modèles que nous avons testé, la propulsion sera mise en service à 80% voir à fond, car le moteur absorbe une puissance de 160 Watts, et donc la puissance utile est quelque peu inférieure. Pas de quoi grimper très rapidement, mais cela suffira amplement (comprendre que la vitesse d'ascension n'est pas effrayante, mais permet au planeur de prendre de l'altitude facilement). Placer votre main au niveau du C.G. afin de bien maintenir le fuselage, ce dernier bien horizontal, ou le nez légèrement incliné vers le ciel. L'Easyfly est facile à maintenir, étant donné son gabarit. On pousse le manche de gaz (80 % ou au maximum) et on donne une impulsion assez vive à notre Easyfly, il prendra de l'altitude paisiblement. En fait durant l'ascension, on ressent le couple du moteur brushless à cage tournante, qui permet à l'Easyfly de grimper avec un angle assez important et une vitesse correcte mais sans plus. Il est vrai que pour ce dernier vol, nous avons alourdir l'Easyfly d'environ 55 grs de plombs (dans notre cas), pour le centrer à 70 mm. Durant l'ascension, peu de corrections nécessaires des trims. Une fois l'altitude souhaitée atteinte, il faudra lors de la coupure du moteur, donner une impulsion à piquer (gouverne de profondeur vers le bas et stick de commande correspondant vers le haut donc), sinon on observera que le nez à tendance à piquer brutalement à l'arrêt de la propulsion. Cela s'explique par le fait qu'il doit manquer un peu de piqueur, c'est-à-dire que l'axe du moteur n'est pas assez inclinée vers le bas afin de contrer suffisamment le couple moteur et supprimer l'effet précédent. Durant l'ascension, la même action peut être recommandée.

5) Le modèle par cette belle journée hivernale, est très stable en vol. On observera toutefois qu'il a tendance à osciller en son axe de roulis, cela étant du sûrement au jeu omniprésent des charnières collées aux ailerons.

6) Remise en service du moteur. A l'arrêt de ce dernier, il faudra donner une légère action à piquer, pour éviter que le nez de l'Easyfly pique brutalement. En cause, manque de piqueur moteur, il n'est pas assez incliné vers le bas.

7) Avec un centre de gravité réglé à 70 mm, les ailerons manquent sérieusement de "mordant". En contre partie, le modèle navigue sur des rails, il est imperturbable et très facile, même si le vent forcit ! Il conserve ses trajectoires et vole pratiquement seul. Déplacer le CG de 3mm (72/73mm) pour plus de réactivité.

L'Easyfly en vol plané - Centre de gravité...

Une fois à bonne altitude (comprendre 100/150 m environ), nous pouvons couper le moteur et entamer notre vol "thermique".

L'Easyfly est très stable, on observera qu'il a tendance à osciller en son axe de roulis : les extrémités de l'aile ont tendance à monter/descendre, la cause ? Tout simplement le jeu omniprésent au niveau des charnières, faisant office de renvois pour les commandes d'ailerons. Les gouvernes de ceux-ci doivent légèrement bougées, d'où l'observation précédente. La solution pour éviter ce phénomène consisterait à placer les servos au plus proches des ailerons, emplacements très fréquents. Car cela permettrait une meilleure réaction du planeur et des ailerons, les servos étant reliés directement aux gouvernes par une simple tige métallique, c'est un système simple et efficace, approuvé depuis des lustres. Pourquoi le fabricant a voulu faire autrement ? Nous ne comprenons pas, d'autant plus que le profil de l'aile est suffisamment épais pour y loger des servos. "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?". Un lecteur a effectué cette modification avec succès (voir ici). Pour en revenir donc à notre vol, lors des virages, il faut combiner les ailerons avec la gouverne de direction (pilotage 3 axes) pour un changement de cap gracieux. La dérive est efficace, mais les ailerons manquent un peu d'efficacité. Le planeur est centré selon nous un peu trop avant, cela étant vérifié en effectuant le test de piqué. Pour les vols suivants, nous reculerons le C.G, à 72 mm, puis 75 mm, et enfin 80 mm. A 70 mm, l'Easyfly glisse seul dans le ciel (comprendre qu'il n'a pas besoin d'action sur les gouvernes), nous dirons qu'il navigue sur des rails, car il est imperturbable, très stable. Par contre, le planeur réagit avec une certaine latence aux ordres donnés, ce qui peut-être dangereux lors des phases proches du sol, pour le rattraper en cas de situation scabreuse. A noter également qu'il vous passera sous le nez et planera durant plusieurs mètres, pour glisser et enfin s'arrêter sur la piste. A 72/73 mm, les commandes sont plus nerveuses et le planeur réagit bien mieux. C'est selon nous, la première valeur du C.G à prendre en compte. A 75 mm, puis 80 mm, les gouvernes de profondeur et de direction sont plus efficaces, les ailerons également bien qu'ils pourraient être plus répondants (toujours le système de renvois intégrés aux charnières, en cause). Plus on recule le centre de gravité (C.G.), plus le planeur sera nerveux mais attention : si vous mesurez le C.G. avec uniquement la batterie d'origine (plus légère que la nôtre) et la verrière évidement en place, et sans plomb dans le fuselage, vous constaterez que celui-ci est bien trop situé en arrière (85/90 mm) par rapport à la plage que nous communiquons, c'est-à-dire de 70 à 80 mm. Nous ne recommandons pas de laisser l'Easyfly avec un C.G à 80/90 mm, car il aurait tendance à décrocher à faibles vitesses, soit à l'atterrissage par exemple, le planeur tomberait brusquement sur le nez.. et bien entendu vous seriez bon pour remplacer l'hélice ! Plus on recule le C.G, plus le modèle réagit brusquement, mais aussi il risque de décrocher brutalement et ne pas voler tout simplement ou très mal. Dans le cas contraire, plus avancé, les commandes sont plus molles, l'Easyfly planera plus longuement, c'est une position de sécurité, il vaut mieux donc être situé plus en avant que trop en arrière (distance entre bord d'attaque et C.G plus importante) pour un vol correct. Mesurer donc 72/73 mm pour le premier vol (il faudra ajouter 50 à 55 grs de plomb), puis reculer le C.G petit à petit jusqu'à 80 mm (inférieur à 80) afin de trouver le point qui correspond le mieux à votre pilotage.

8) Passage à faible altitude pour le plaisir du pilote et du photographe!

9) Autre vue, il est très facile à piloter vu qu'il vole pratiquement tout seul.

10) La silhouette de l'Easyfly est similaire pour ne pas dire totalement à l'Easyglider.

Taux de chute de l'Easyfly... et vol thermique.

L'Easyfly a un faible taux de chute, c'est-à-dire que le planeur ne perd que très peu d'altitude au fil du temps. On utilisera le moteur uniquement pour grimper. Le but du "jeu" étant de plané le plus longuement possible jusqu'à une altitude d'une trentaine de mètres, puis remettre en route la propulsion jusqu'à atteindre 100/150 m et ainsi de suite. Les pilotes débutants auront tout le temps nécessaire durant cette phase (vol plané), de se familiariser avec leur appareil. Comme dit dans le paragraphe précédent, l'Easyfly se laisse légèrement bercer au gré des turbulences et des courants ascendants et aussi descendants! Le planeur se pilote donc très facilement. Lorsque les conditions sont clémentes, il est possible de prolonger les vols et de prendre de la hauteur à l'aide des courants thermiques. L'Easyfly remue ses ailes et signale qu'il se situe dans la "pompe". Il faudra le contrer légèrement aux ailerons et à la dérive pour éviter qu'il s'incline de trop et puisse profiter de cette source naturelle afin de gagner quelques mètres voir plusieurs dizaines. Nous avons effectué le test de piqué et ce dernier a montré que notre planeur était légèrement centré avant (C.G à 70 mm), mais cela convient tout à fait à un vol "pépère" et de loisir. Par la suite avec un C.G à 75 voir 80 mm, l'essai précédent nous indique que le centrage est correct. Bien entendu on effectue cela à bonne altitude ! La visibilité de l'Easyfly avec ses décalcomanies de couleur orange est plutôt bonne, il ne fait que 2 mètres d'envergure mais cela est bien suffisant. Le test de décrochage qui consiste à tirer à fond sur la profondeur en vol lent et observer sa réaction, se traduit par une abattée vers l'avant, la conservation de l'ordre l'entraîne en spirale rapide pour reprendre sa position normale lors de la remise de la commande en position neutre. A présent nous allons passer quelques figures pour voir comment il se comporte. 

11) L'Easyfly en altitude, on aperçoit bien par transparence, les tubes au travers de l'aile.

12) Remise en service de la propulsion.

13) Comme vous le remarquerez, l'Easyfly est bien visible en vol, de sa part son gabarit et par ses autocollants de couleur orange.

Un peu d'acrobatie (uniquement pour les pilotes ayant passés quelques heures avec leur appareil).
Pour effectuer correctement un looping avec l'Easyfly, celui-ci assez haut (100m), il faudra prendre un peu plus de vitesse. Soit en effectue cette figure avec le moteur en service, on cabre, puis on coupe le moteur dans la descente; ou seconde solution : on donne une action à piquer, afin que l'Easyfly prenne un peu plus de vitesse, puis on tire sur la profondeur et il entamera la boucle. On poursuit ensuite avec la profondeur à piquer pour la descente, et l'action opposée pour le remettre en position classique. Si la vitesse est trop faible, il s'inclinera d'un côté de l'aile pour se remettre à plat. De toute façon, que vous ayez mal effectué une figure ou une erreur de pilotage, relâcher les commandes, et il se reprendra tout seul (selon les conditions). Concernant le vol dos (à l'envers), nous ne recommandons pas de l'effectuer, tant que vous ne maîtrisez pas parfaitement le pilotage. Car il faut préciser que l'Easyfly en vol inversé, la commande de profondeur l'est également ! Pour les plus expérimentés, il faut procéder de même que pour la boucle, mais une fois l'Easyfly en vol dos, il faudra le maintenir suffisamment à l'aide de la profondeur, commande à piquer. Le planeur peut voler sur son dos quelques mètres. Pour le tonneau (on fait tourner le planeur sur lui même en quelques sortes), il faut utiliser le moteur et le vent arrière (si présent) sinon la vitesse ne sera pas assez importante. Il faudra l'accompagner avec la dérive et bien jouer de la profondeur lors du passage en vol dos/tranche. La figure n'est pas trop précise du fait que les ailerons manquent d'efficacité. Pour résumer l'Easyfly pourra effectuer un peu d'acrobatie, mais il ne faut pas lui demander trop ! C'est un planeur conçu pour le vol tranquille, gratter, c'est-à-dire prendre de l'altitude à l'aide des courants thermiques...

14) L'Easyfly en vol thermique, il a été conçu pour ce type de vol, tranquille et apaisant.

15) Virage effectué, dans le but de passer de longer la piste.

16) Autre approche, le planeur perd doucement de l'altitude, l'atterrissage est imminent!

En conditions plus turbulentes...
Lors de journées particulièrement venteuses et dans des conditions turbulentes, l'Easyfly se défendra plutôt bien, il fera surtout du "sur-place". Rassurez-vous, il ne montrera pas de signe de décrochage vu sa faible charge alaire. On remarquera que l'aile a tendance à se tordre (jeu du système de verrouillage). Il reste donc manoeuvrable, mais si vous débutez, préférer des jours calmes.

17) Le planeur allonge pas mal, pour l'atterrissage venir d'assez loin. Vous pouvez également le freiner "à l'hélice", le moteur au ralenti... ce qui permet de ralentir votre Easyfly. Bien entendu, bien avant de toucher le sol, arrêter le moteur pour que les pales se replient. Vous pouvez vous entraîner à effectuer plusieurs passages à une altitude de 10/20 m.

18) Passage au ras des pâquerettes, atterrissage imminent, qui ne pose pas de soucis particulier : il suffit de laisser le planeur à plat, et le laisser ralentir.

19) Atterrissage du modèle, il glisse sur la pelouse de notre piste. Pas de correction nécessaire, si ce n'est peut-être corriger la trajectoire à la dérive.

20) Autre approche, plus tard dans la soirée, lors d'une journée suivante.

21) L'Easyfly se posera sur l'herbe presque à l'arrêt tout en douceur. au cas où il penchera d'un côté, utiliser les ailerons.

22) Atterrissage du modèle réussi, il a glissé sur moins d'1 mètre.

Atterrissage de l'Easyfly
Cette phase ne présente pas de difficultés particulières. Il faut effectuer plusieurs approches, longer la piste dans le but d'estimer la perte d'altitude en fonction de la distance parcourue, soit du virage final jusqu'au point de contact avec le sol. Le planeur a un taux de chute faible, il faudra donc effectuer le changement de cap vers le terrain d'assez loin. Les commandes sont assez molles au fur et à mesure que l'Easyfly perd de la vitesse. Pour le freiner, vous pouvez vous aider du moteur, en le faisant tourner au ralenti. Attention toutefois, dès que le modèle se situe proche du sol (< 5m), il vaut mieux couper la propulsion, l'hélice se replie. Laisser descendre calmement le planeur. S'il penche d'une aile, une erreur fréquente commise par les néophytes est de l'incliner encore plus au lieu de l'effet inverse souhaité : il faut bien mémoriser que les commandes (ailerons et dérive) sont inversées lorsqu'il viendra vers vous, la gauche devient la droite et vice-versa. Si on regarde la photo n°15, l'antenne de l'émetteur vers le planeur, il faut incliner légèrement les sticks d'ailerons et de direction vers notre droite. Une fois le planeur sur la piste, on peut corriger sa trajectoire à l'aide de la dérive. L'atterrissage est facile à exécuter. Pour les plus connaisseurs, il serait possible d'activer les flaps (mixer les 2 ailerons, tous deux vers le haut à +15 mm mini, et un léger débattement de la profondeur ), cela permettra de raccourcir son approche, toutefois vu la faible vitesse du planeur, les ailerons seraient bien moins efficaces si ce mode (Flap) était programmé et activé.