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L'Easyfly
est un planeur calme et agréable, qui conviendra
parfaitement pour un débutant. Il a été conçu dans ce
but et amplement inspiré de son concurrent l'Easyglider
(version 1), avec quelques améliorations (ou l'inverse)
ajoutées. Son coût est très intéressant, d'autant plus
qu'il est disponible sous 2 versions : ARF (presque prêt à
voler mais sans radio) et RTF (complet). Il est également
distribué sous diverses appellations "Easyfly pour
Easymodel", "Elbatros pour BMI", ou encore
"SmartFly pour T2M" : il s'agit du même appareil
hormis les planches décoratives différentes. Toutefois ne
sont pas inclus dans les boîtes quelque soit l'importateur,
le transformateur 240/12V, bien utile pour alimenter le
chargeur Lipo livré, ainsi que les éléments rechargeables
(ou des piles) pour l'émetteur, qu'il faudra donc se
procurer. Concernant la notice, elle est trop succincte, et
ne précise pas le centre de gravité adapté à l'Easyfly!
Il faut prendre l'habitude et quelque soit le modèle, de
toujours régler le C.G. avant de voler, et de le vérifier
systématiquement par la suite. Les ailerons manquent un
peu de réactivité, handicapé par le jeu dû aux systèmes
de renvois intégrés aux charnières. De plus les servos
doivent fournir plus de couple de la part leur emplacement
et distance par rapport aux gouvernes. Il en est de même
pour la profondeur et la direction, les tringles passées au
travers du fuselage, sont courbées, augmentant leur
résistance à coulisser dans les gaines en plastique :
mettre de l'huile. La propulsion est efficace et permet à
l'Easyfly de grimper aisément en altitude. Le vol plané
aux grés des courants et faibles turbulences est son
domaine, l'Easyfly est vraiment plaisant dans ce type de
vol. Il laissera donc à son pilote, quelque soit son niveau
de pilotage, le temps de se familiariser à ses commandes.
Il est capable d'effectuer quelques figures acrobatiques,
toutefois ce n'est pas le modèle idéal pour cela, il
convient plutôt pour voler tranquillement en plaine,
profiter des thermiques. On peut aussi l'utiliser à la
pente bien entendu. La durée de vol peut dépasser les 1h30
s'il est porté par les courants ! Avec le centrage que nous
préconisons (70 à 80 mm), il en résulte que l'Easyfly est très sain et se remet assez facilement à
plat en cas de situation scabreuse. Pour les modélistes qui
souhaiteraient augmenter l'autonomie du moteur, ils pourront
équiper l'Easyfly d'une batterie 3S / 11,1V / 2000 à 2200
mAh / 15C mini. Celle-ci permettra de plus un centrage exact
sans l'ajout de plomb ! Et pour les plus bricoleurs, ils
pourront revoir le système de commande des ailerons (voir
aussi de l'empennage de queue..), en plaçant les servos à
proximité des gouvernes, pour une meilleure réactivité.
Comme chaque modèle fabriqué en Asie, il y a toujours
quelques points à revoir, mais cela ne nuit en rien aux
ventes, car l'Easyfly est très présent sur tous les
terrains, soit en configuration d'origine, soit amélioré.
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Les
points positifs |
| Prix
du kit |
Bien
placé surtout le kit ARF. |
| Versions
du kit |
2
versions disponibles, dites "ARF" (sans
émetteur/récepteur) ou RTF (complète avec ensemble de
radiocommande). |
| Equipements
de propulsion |
Dans
l'aire du temps, assurent ainsi une fiabilité exemplaire (moteur
brushless), et un certain confort d'utilisation (puissance du moteur). |
| Silhouette
du modèle |
Agréable comme vous pouvez le voir
avec nos clichés. |
| Matière
"EPO" |
Permet
de diminuer les dégâts en cas de crash ! Modèle solide en partie. |
| Assemblage |
Rapide,
pas besoin de colle ! Tout est pratiquement inclus dans le kit... |
| Demi-ailes
: jonction |
Assez
pratique, 2 vis utilisées. Il faudra peut-être percer les embouts
(au bout de chaque tube alu) pour une meilleure tenue dans le temps. |
| Empennage
de queue |
Dérive
et stabilisateur démontable, assez pratique à première vue... |
| Décollage |
Il
s'effectue presque la verticale (couple du moteur brushless) !
Corriger l'angle de montée, à l'aide de la gouverne de profondeur.
En contre-partie la vitesse est moyenne. |
| Pilotage |
Type
3 axes, agréable en vol plané, planeur tranquille à vitesses
moyennes. |
| Taux
de chute / Vol thermique |
Très
correct, le planeur perd peu d'altitude en fonction de la distance
parcourue. Il "accroche" (gratte) facilement des courants
thermiques. Longue durée de vol dans ce cas! |
| Atterrissage |
Plutôt
facile, si l'on prend soin de régler son centre de gravité (C.G.)
de 70 à 80 mm, en partant du bord d'attaque de l'aile (de l'avant),
à l'embase(base) de chaque section. |
| Visibilité |
Plutôt
bonne grâce son gabarit, et ensuite à l'aide de ses autocollants
de couleur orange. |
| Poids
en charge |
Faible,
d'où une charge alaire basse, et donc très convenable. |
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Les
points négatifs |
| Notice |
Manque
de données (débattements, centre de gravité surtout) et trop
succincte ! |
| Piqueur
moteur |
Manque
un peu de piqueur, car le modèle monte pratiquement à la verticale.
De plus après l'arrêt du moteur, le nez à tendance à piquer
brusquement pour ensuite se rétablir à l'horizontale. |
| Moulage |
Correct.
Quelques défauts au niveau de l'intrados de l'aile, les caches
dépassent amplement ! Soit ils sont trop épais, ou il y a trop de
colle. A poncer pour une meilleure pénétration dans l'air, et pour
respecter le profil. |
| Maintien
des demi-ailes au fuselage |
Peu
durable en cas de crash (tubes trop fragiles, se plient facilement).
Les embouts, enfin plus exactement la gorge présente sur chaque
n'est pas assez profonde. De plus ce système par tubes est trop
complexe. Un jonc en carbone, celui-ci "pincé" par 2
pièces en plastique et un boulon sur chaque, aurait plus simple,
léger et fiable dans le temps (installée
sur l'aile du planeur "DG 1000", essai n°70). Et
aussi facilement réparable ! |
| Aile |
Une
section est plus lourde que l'autre (trop de colle d'un côté).
Dans notre cas, il s'agit de celle à gauche du planeur. Il a fallu
ajouter 10grs de plomb dans celle opposée, et dans
l'alignement du C.G. |
| Câbles
des servos d'ail. |
Passage
à proximité des vis de verrouillage de l'aile. Voir
la solution détaillée. |
| Verrière |
Fermeture
par clips peu durable. Certains l'ont perdu en vol. |
| Empennage
de queue |
Maintien
par une vis à tête foreuse : peu durable à forcer de
monter/démonter le stabilisateur et la dérive. Opération peu
pratique, car il faut positionner le stabilisateur, raccorder la
gouverne de profondeur au bout de la tige métallique qui dépasse
de l'arrière du fuselage, et bloquer la vis du domino. Puis passer
la tringle de commande de la gouverne de direction à chaque
assemblage dans la gaine correspondante, et enfin bloquer la vis
présente sur le domino et palonnier du servo situé à l'avant du
fuselage. Sans oublier donc la vis à tête foreuse pour verrouiller
le tout. On constatera que l'empennage de queue a de plus un jeu
important et il sera probablement mal positionné, car il n'y a pas
suffisamment d'assise (sous le plan horizontal). |
| Commandes
ailerons/dérive/profondeur |
Renvois
d'angle intégrés dans les charnières d'ailerons, ainsi que celle
de la gouverne de direction => trop de jeu, il aurait été
préférable de positionner les servos alignés aux gouvernes d'ail.
et en commande directe avec des guignols (voir
cette modification). Pour les gouvernes de direction et
profondeur, les gaines et donc les tringles, sont trop courbées
=> les servos forcent. De même pour les ailerons. Mauvais retour
au neutre (et ce dernier peu précis donc) de chaque commande.
Huiler tout cela pour faciliter le "travail" des servos. |
| Pièces
détachées |
Hélice
pas facilement disponible. |
| Servos |
Dans
quelques kits, certains sont HS d'origine. |
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