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Skyraider Protech par Aeromodelisme.orG !

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LE PLANEUR " SKYRAIDER " DE PROTECH : FAIRE VOLER LE PLANEUR

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A présent, il est temps de faire évoluer notre Skyraider, et de préférence en début de soirée afin de voler dans des conditions calmes et optimales. Rappelons que les batteries doivent être convenablement chargées avant chaque mise en oeuvre du modèle. 

1) Vue sur le Skyraider de Protech en phase d'approche... lors de son premier vol inaugural.

Transport du modèle

Comme de coutume, avant de faire voler notre planeur, il faudra transporter ce dernier sur le terrain agréé de votre choix.

Dans notre cas, la piste étant relativement proche, et disposant d'un véhicule utilitaire, le démontage des demi-ailes n'est donc pas une opération indispensable. Pour ceux qui démontent celles-ci fréquemment, bien contrôler les raccordements électriques des deux servos (ailerons). Pour le maintien efficace de l'aile, vous pouvez utiliser de la bande Velcro d'1 cm2 pincée entre les deux sections et à la base. Pour éviter une sur-épaisseur importante, découper légèrement la zone sur laquelle sera collée un des deux Velcro. La boîte ne pourra pas être hélas utilisée pour le transport du Skyraider, enfin du moins pour le fuselage équipé de l'empennage de queue, car cette partie est donc collée et non démontable. Pour les plus bricoleurs, il sera toutefois possible de l'y loger, en découpant le carton et l'emballage polystyrène, afin que la queue et dérive soient à l'extérieur de la boîte.

Un jour adapté... réglages...
Comme indiqué dans l'introduction, pour le vol inaugural, choisir de préférence un jour sans vent : une légère brise convient parfaitement, mais le vent peut se lever rapidement et compliquer la tâche difficile qu'est le pilotage du modèle par un débutant. De l'avis de plusieurs personnes de notre équipe, il vaut mieux vous rendre sur les lieux, le soir ou le matin. En effet, c'est à ces instants précis que les turbulences sont moindres, ainsi que le vent qui tend à diminuer en soirée... De ce fait, nous nous rendons sur le terrain avec le Skyraider en fin d'après-midi lors d'une belle journée estivale. Après avoir déplié l'antenne de l'émetteur, contrôler que les 4 diodes soit illuminées, et préparer le modèle (centre de gravité, vis bien serrées... etc), nous retirons le capot peint et de couleur noire, afin de positionner sensiblement la batterie vers l'avant, tout en ayant ajouté près de 60grs de plomb pour obtenir un centrage sensiblement plus en avant. Rappel : par rapport au point communiqué "CG" (centre de gravité), plus le modèle pique du nez, plus les commandes seront "molles", mais plus la distance parcourue en vol et sans moteur sera importante. Il n'y a pas de danger ainsi, par contre dans le cas contraire, si la queue penche vers le sol, les réactions du Skyraider seront plus efficaces, mais le modèle décrochera très fréquemment ou en permanence, et ne volera pas (sans trop entrer dans les détails) ! Il est donc important de mettre une masse (plomb ou autres), pour qu'au point communiqué sur la notice soit à 60 mm du bord d'attaque de l'aile, le modèle soit horizontal ou légèrement incliné vers l'avant (position de sécurité), afin d'obtenir un vol paisible, sûr, avec des commandes qui répondent convenablement et un vol plané efficace. Une précision importante, n'avancer pas trop le CG (nez trop incliné vers le sol) car si vous disposez d'une vaste piste, pas de problème, mais dans le cas contraire, le modèle planera si bien, qu'il vous passera sous le nez sans perdre d'altitude et vous devriez effectuer une longue approche afin qu'il atterrisse dans la zone souhaitée. Pour la mesure du C.G., nous plaçons nos index à 60mm en partant de l'avant de l'aile (et au dessous) et pratiquement contre chaque flanc du fuselage, comme illustré sur le manuel (à lire attentivement!). Cela étant fait, place au lancement, et comment faut-il procéder ? Paragraphe suivant...

2) Pour le lancé, tenir le modèle pratiquement horizontal, mettre la propulsion à fond, et effectuer quelques pas rapides en donnant une forte impulsion afin de lancer correctement le Skyraider et que celui-ci décolle !

3) Le motoplaneur a décollé avec succès ! Corriger la trajectoire et veillez à conserver une faible inclinaison...

4) A quelques mètres, on entame un virage et on reprend de l'altitude, le moteur est toujours en fonctionnement.

Poids et lancement du Skyraider de Protech

Notre modèle pèse exactement 760 grs, ce qui est un peu regrettable, est le fait d'embarquer du plomb, ce qui représente pour nous une masse inutile... il vaut mieux utiliser par conséquent une batterie de plus grande capacité. Pour ce premier vol, nous utiliserons 2 packs de 7,4V (2S) 1000 mAh (dont celui d'origine "rouge" de marque Protech). Il est à noter que si les servos de direction et de profondeur étaient placés plus en avant, nous aurions pu centrer le modèle plus facilement sans embarquer plus de poids. Toutefois, la charge alaire (rapport masse du modèle réduit/surface de l'aile) est située dans la moyenne. Pour effectuer le premier décollage de votre Skyraider avec succès, vous devrez l'effectuer face au vent (s'il n'y a pas, ce n'est que mieux, mais une légère brise peut vous aider à le faire décoller correctement). Une tierce personne est recommandée pour le lancement : il faut tenir le Skyraider bien horizontal, votre main ou celui du lanceur, légèrement en arrière du centre de gravité, mettre en fonctionnement et à pleine puissance la propulsion électrique, ensuite lancer le modèle avec une impulsion assez vive tout en effectuant quelques pas rapides. En effet, le lancement vif est important car un moteur à balais est un peu "timide" et a un couple inférieur à celui d'un "brushless". Le taux de montée est convenable mais sans plus! Le modèle n'a pas nécessité d'importantes corrections lors de cette première phase de vol, seul la gouverne de profondeur a du être braquée vers le haut. Nous répétons que le décollage ne sera réussi que si le modèle est lancé horizontalement et avec une impulsion assez vive. De plus une fois en vol, il faut corriger sa trajectoire, afin qu'elle soit rectiligne, et surtout que le Skyraider soit légèrement incliné vers le ciel et pas de trop! En effet, il faut qu'il prenne suffisamment de vitesse. Une fois cette opération exécutée avec succès, vous pouvez profiter du vol et de préférence sans moteur.

Premières impressions sur ce planeur
A bonne altitude (100m), nous pouvons couper le moteur et entamer notre vol "thermique". Le pilotage du modèle est très doux et tout à fait correct pour le public visé. Les plus expérimentés d'entre nous diront même que les commandes sont plutôt molles, tout comme son concurrent l'Easystar, mais l'erreur la plus fréquente des débutants est d'actionner trop fortement les manches, ainsi un modèle plus nerveux et vif aurait tendance à se mettre dans des situations scabreuses, ce qui ne sera pas le cas du Skyraider à moins de bien insister. L'avantage de ce dernier par rapport à son concurrent est qu'il dispose d'ailerons. Le pilotage est donc de type 3 axes (ailerons, dérive et profondeur), et cela se ressent en vol, les virages seront mieux réalisés en coordonnant les 3 axes, et surtout la dérive et les ailerons, ce qui permettra d'exécuter des virages serrés, les photos (n°7, 14.. et les autres) en sont la preuve. Bien entendu, avant de pencher fortement de l'aile, il faudra s'exercer et patiemment. Pour vos premiers exercices, le jeu consiste à grimper, puis redescendre en vol plané, en effectuant des virages à l'aide des ailerons et la dérive, tout en maintenant l'altitude à la gouverne de profondeur. Pour les phases proches du sol (20/30m) et afin d'obtenir des réactions plus vives, mettre la propulsion en service, cette action permettra de regagner/conserver l'altitude, de plus l'air soufflé sur les gouvernes de l'empennage de queue, permettra des mouvement plus rapides de votre Skyraider et vous sortira facilement de situation dangereuse. Rappelons que l'on contrôle l'altitude avec le régime moteur.

5) On entame un virage, les 3 axes (ailerons, profondeur, direction) permettront d'apprendre et se familiariser avec ce type de pilotage dit "3 axes". Le vol sera plus correct ainsi que les trajectoires...

6) Poursuite du virage, on peut apercevoir la décoration et la clé d'aile par transparence.

7) On peut se permettre d'incliner fortement le modèle, la propulsion en service permet d'obtenir des réactions plus vives.

8) Passage à très faible altitude, notez la décoration personnalisée sur le dessus de l'aile.

9) On reprend de l'altitude, moteur au régime maximal.

10) Superbe approche du modèle, bien à plat, idéal pour un atterrissage tout en douceur.. attention à l'inversion des commandes (la gauche du modèle est votre droite et vice-versa lorsque celui arrive de face).

11) Nous avons ajouté 60grs de plomb, donc 20grs amovibles, afin d'installer une batterie de capacité plus importante.

12) Batterie similaire à celle d'origine munie d'une prise JST "rouge", elle pèse 69grs.

13) Un pack Lipo de capacité supérieure, soit un gain de 1/3 ... (autonomie), elle ne pèse que 12grs de plus et permettra de retirer du plomb et surtout embarquer une masse utile et intelligente. L'idéal serait une batterie de 1800 mAh ou plus, d'un poids de 100-120grs (= batterie d'origine mais celle-ci avec plomb = 65grs + plomb de 60grs). On pourrait ainsi voler 20-30 minutes avec le moteur !

Vol thermique, taux de chute... déroulement d'un vol

Avec la présence de quelques thermiques, nous avons pu profiter de celles-ci et maintenir voir gagner un peu d'altitude sans moteur. Le temps est idéal en cette fin d'après-midi estivale. Le Skyraider avance calmement dans le ciel et l'on peut casser sa vitesse suffisamment en actionnant la gouverne de profondeur. Il tarde de plus à décrocher (ce qui est un avantage), et après son nez pointé vers le bas, il reprend rapidement sa position, bref un modèle convenable et qui réagit parfaitement en vue du public visé et néophyte. Nous concernant, nous avons après un premier atterrissage, corriger la position horizontale du stabilisateur, car le modèle avait tendance à voler queue basse. Bref, le vol se déroula ainsi, décollage puis à bonne altitude coupure du moteur, vol plané durant une bonne dizaine de minutes, il faut s'entraîner à exécuter des virages, faire des "huits", puis diverses approches pour le plaisir du photographe. Côté matériel, pas de problème, le seul reproche serait quelques ratés (parasites) lorsque le modèle se situe proche du sol et à une distance supérieure à 200m. Cela peut être corrigé en plaçant dans le Skyraider un micro-récepteur de bien meilleure qualité, comme notre ACT par exemple (voir essais d'autres planeurs).

14) Inclinaison prononcée durant ce virage !

15) Passage à faible altitude avec le moteur en service par sécurité et afin de reprendre de l'altitude rapidement.

16) Vue sur le modèle de l'arrière, l'hélice est en rotation permanente, il n'y a pas de frein activable au niveau du variateur (blocage de l'hélice à l'arrêt du moteur). Le modèle est par conséquent moins freiné... et conserve une certaine inertie (vitesse), d'où vol plané plus long (distance parcourue).

Quelques acrobaties...

Ce modèle n'a pas pour but de passer tout le programme acrobatique, les boucles, tonneaux pourront être réalisés, mais il faudra effectuer ces figures à bonne altitude et prendre assez de vitesse en piqué pour réussir un looping. Bref ne pas tenter cela à très faible altitude, les commandes souples pourrait vous conduire à des crashs certains.

Atterrissage du planeur...
Pour effectuer notre approche et par conséquent l'atterrissage, nous devrons effectuer ces phases face au vent. Ainsi le modèle sera freiné sensiblement. Une fois, le virage final entamé (photos n°18, 19), nous stabilisons le modèle, tout en l'alignant face à la piste. L'atterrissage est très facile, en tirant sur la gouverne de profondeur, on casse la vitesse du modèle et celui-ci glisse sur moins de 3 mètres sur notre piste, dont l'herbe étant assez haute. Les erreurs les plus fréquentes commises par les débutants, étant l'inversion des commandes (gauche/droite). Côté crash, nous avons raté quelques lancés mais aucun atterrissage, et l'appareil ne présentait aucune trace apparente et de détérioration. Seule la peinture "fissurée" permet de constater que le matériau est particulièrement flexible et apte à supporter des chocs éventuels, il reprend sa forme à froid. Qualité requise pour un motoplaneur destiné à encaisser pas mal de contacts rapides avec le sol. Précisons que les pièces détachées sont assez faciles à se procurer, ce qui n'est pas le cas de tous les modèles !

17) Passage très bas, pour le plaisir du photographe.

18) Dernier virage avant l'approche finale. Notez l'inclinaison, soyez plus raisonnable lors de vos premiers vols (plus à plat) !

19) On s'aligne à la piste... le modèle se rapproche..

20) Le sol est tout proche, on peut se permettre de corriger sa trajectoire.

21) Atterrissage réussi mais à côté de la piste :o)

22) Le modèle ne glisse que sur 2 mètres.. aucune difficulté pour le poser, il atterrit presque à l'arrêt. Toujours se fixer la règle suivante : ne pas tenter des virages et figures à faible altitude lors de vos premières expériences de vol d'un appareil radiocommandé.

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