Volets de courbure.

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  • #88521
    Boutellier
    Participant

    Bonjour à tous.

    Une question me titille l’esprit depuis quelques temps déjà : à quoi et comment fonctionnent des volets de courbure ?

    Pour « à quoi » je comprends bien qu’il s’agit de modifier – provisoirement – le profil de l’aile; mais, justement dans quel but ?

    Pour « comment » ce ne sont pas les notions de servo, ni charnière ni etc. mécanique qui me chiffonnent mais les conséquences aérodynamiques.

    Dans mon esprit, en actionnant des volets la portance de l’aile diminue, donc le modèle descend plus vite (il « chute ») ce qui permet de rejoindre le sol plus rapidement (là, je m’en doute, il y a des limites raisonnables à ne pas dépasser); et pour compenser cette chute plus rapide, on joue sur les gaz (la vitesse du modèle) afin de redonner une trajectoire plus tendue à son appareil.

    D’où mon interrogation : à quoi cela peut-il bien servir d’augmenter le taux de chute (ou diminuer la portance) si c’est pour compenser (voire annuler) avec une vitesse plus élevée ?

    Je me dis toutefois qu’il est sans doute plus commode (Louis XVI 😆 quel humour !) de ne contrôler que la vitesse plutôt que de jouer en permanence avec la profondeur pour faire descendre « en douceur » le modèle.

    D’ailleurs il me semble avoir remarqué que sur les modèles motorisés on ne faisait pas (ou très peu) allusion à des aéreo-freins alors qu’on peut trouver les deux systèmes (volets et A-F) sur des planeurs – engins dont la vitesse, en phase d’atterrissage, est peu contrôlable autrement. Serai-je sur la bonne voie de la compréhension O:)

    à bientôt.

    Je remercie par avance ceux qui pourront éclairer ma lanterne sans toutefois me noyer dans les histoires de « Reynolds » et autres, auxquelles j’ai décidé de rester hermétique (c’est du loisir quoâh M… :8 ); déjà que je comprenne les mots « portance » et « chute » est un petit exploit.

    PS heureusement que sur ce forum il y en a un qui a dit qu’il n’y avait pas de question stupide, je me sens moins ???

    #92228
    Boutellier
    Participant

    Bonjour à tous.

    Une question me titille l’esprit depuis quelques temps déjà : à quoi et comment fonctionnent des volets de courbure ?

    Pour « à quoi » je comprends bien qu’il s’agit de modifier – provisoirement – le profil de l’aile; mais, justement dans quel but ?

    Pour « comment » ce ne sont pas les notions de servo, ni charnière ni etc. mécanique qui me chiffonnent mais les conséquences aérodynamiques.

    Dans mon esprit, en actionnant des volets la portance de l’aile diminue, donc le modèle descend plus vite (il « chute ») ce qui permet de rejoindre le sol plus rapidement (là, je m’en doute, il y a des limites raisonnables à ne pas dépasser); et pour compenser cette chute plus rapide, on joue sur les gaz (la vitesse du modèle) afin de redonner une trajectoire plus tendue à son appareil.

    D’où mon interrogation : à quoi cela peut-il bien servir d’augmenter le taux de chute (ou diminuer la portance) si c’est pour compenser (voire annuler) avec une vitesse plus élevée ?

    Je me dis toutefois qu’il est sans doute plus commode (Louis XVI 😆 quel humour !) de ne contrôler que la vitesse plutôt que de jouer en permanence avec la profondeur pour faire descendre « en douceur » le modèle.

    D’ailleurs il me semble avoir remarqué que sur les modèles motorisés on ne faisait pas (ou très peu) allusion à des aéreo-freins alors qu’on peut trouver les deux systèmes (volets et A-F) sur des planeurs – engins dont la vitesse, en phase d’atterrissage, est peu contrôlable autrement. Serai-je sur la bonne voie de la compréhension O:)

    à bientôt.

    Je remercie par avance ceux qui pourront éclairer ma lanterne sans toutefois me noyer dans les histoires de « Reynolds » et autres, auxquelles j’ai décidé de rester hermétique (c’est du loisir quoâh M… :8 ); déjà que je comprenne les mots « portance » et « chute » est un petit exploit.

    PS heureusement que sur ce forum il y en a un qui a dit qu’il n’y avait pas de question stupide, je me sens moins ???

    #92233
    segiraudeau
    Participant

    Les volets de courbure augmentent la portance de l’aile, et permettent donc de diminuer la vitesse pour rester en l’air. La trainée augmente également dans des proportions considérables. Leur sortie s’accompagne généralement d’un couple à cabrer qu’il faut corriger par une action à piquer. Ils sont généralement utilisés lors des manoeuvres de décollage et d’atterrissage afin de favoriser la portance aux basses vitesses.
    Les aérofreins augmentent la traînée du modèle et permettent de diminuer sa vitesse (donc en conséquence sa portance) sans modifier le profil lorsqu’ils ne sont pas installés sur la voilure.
    Les spoilers ont deux fonctions: aérofreins en faible sortie et destructeurs de portance en sortie max pour éviter les rebonds à l’atterrissage.
    Les avions de lignes utilisent simultanément les trois dispositifs lors de l’atterrissage.

    #92236
    José B…..
    Participant

    bonjour.
    ma grande expérience (je n’ai jamais construit & utilisé de volets de courbure :D ) me conduit a penser que la portion d’aile qui porte les volets de courbure devient + portante.
    -a cause de son profil modifié et de son incidence: la ligne qui joint la pointe du BA et la pointe du BF (me souviens plus du nom) .
    -la trainée doit bien étre augmentée aussi. mais dans quelle proportion????
    et puis, ces volets, sur nos modéles a hélice, son justement dans le flux de cette hélice et ce flux étant dévié vers le bas ça m’étonnerait pas qu’une composante + ou – verticale vienne s’ajouter. surtout au décollage.

    j’ai vu des vidéos d’avions grandeur genre Piper (avec des gros pneus) décoller en 2 – 3m pleins volets, moteur a fond
    un peu comme le Fun Cub.

    #92242
    Boutellier
    Participant

    Bonjour.

    Merci pour ces premières réponses qui viennent détruire mes idées intuitives.

    Donc, si j’ai bien compris, avec l’utilisation de volets on réduit la vitesse linéaire du modèle mais il faut compenser à la profondeur (par mixage).

    Je vais essayer de voir ça plus en détails, mais ce qui me chagrine dans cette notion de ralentissement du modèle c’est qu’à l’atterrissage on doit avoir moins de réponse.

    J’attends de retourner au terrain voir les copains de club qui sauront peut-être me le montrer « pour de vrai ».

    à une prochaine

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